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	<title>serait &#8211; Conseil Chauffage</title>
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	<title>serait &#8211; Conseil Chauffage</title>
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		<title>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Conseil-Chauffage]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 23:13:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chauffage au Fioul]]></category>
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					<description><![CDATA[Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant rénovation thermique des bâtiments. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils ... <p class="read-more-container"><a title="Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie" class="read-more button" href="https://conseil-chauffage.com/renovation-energetique-imposer-des-travaux-de-fait-non-amortissables-serait-une-mesure-de-spoliation-economie-7/#more-2707" aria-label="Plus sur Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie">Lire l'Article</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</h1>
<p></p>
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<p>On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/renovation-energetique-eternelle-promesse-toujours-decue-218742" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rénovation thermique des bâtiments</a>. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils réalisent de lourds travaux d&#39;isolation des bâtiments dits «globaux». Si cette politique devait être prévue dans la loi de transition énergétique de 2015, les conditions de son application devraient être resserrées et les exonérations réduites.</p>
<p>En plus des subventions et déductions fiscales existantes, mais dont les plafonds de ressources sont si bas qu&#39;ils excluent effectivement les ménages qui auraient les moyens de réaliser les travaux visés, selon les scénarios envisagés, des mesures coercitives pourraient aller jusqu&#39;à &amp; # 39; interdiction de louer des logements mal isolés, au risque d&#39;aggraver la pénurie d&#39;approvisionnement dans les zones tendues et d&#39;accentuer le marasme immobilier dans les zones décontractées. Les mesures proposées concerneraient également une augmentation <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/climat-il-est-illusoire-penser-que-mesures-coercitives-ne-sont-pas-219013" target="_blank" rel="noopener noreferrer">taxe de propriété</a> pour ces mêmes logements et une augmentation significative des droits de mutation lors de la vente de ces biens. Il est également envisagé, pour les propriétaires dont les revenus sont trop faibles, même avec des incitations fiscales renforcées, de créer un fonds accessible aux organismes publics de logement. Ces derniers achèteraient ainsi des maisons dont les propriétaires ne pourraient assumer les travaux de mise aux normes énergétiques.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">La prescription de travaux aux propriétaires constituerait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui rendrait précaire la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par l&#39;épargne à long terme investie dans l&#39;immobilier</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Ponts thermiques. </span>Comme nous le savons, un tel travail n&#39;est pas économiquement amortissable: combien de temps faut-il pour qu&#39;une économie (généralement faible) sur la consommation d&#39;énergie rembourse la mise initiale? Si l&#39;on raisonne à coût énergétique constant, on voit que les travaux comprennent l&#39;isolation thermique de l&#39;extérieur (ITE), <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/batiments-a-energie-positive-produisent-plus-d-energie-qu-ils-n-en-204680" target="_blank" rel="noopener noreferrer">censé éviter les ponts thermiques</a>, ne sont amortissables que sur plusieurs décennies. Selon le site militant QuelleEnergie.fr, il faut au maximum vingt ans, en prenant les paramètres les plus favorables, pour rembourser les économies d&#39;énergie réalisées pour la quantité de travail.</p>
<p>En réalité, pour la plupart des ménages, cette période de récupération est souvent d&#39;un demi-siècle ou plus. Qui veut sacrifier une grande partie de son épargne pour le reste de sa vie ou s&#39;endetter, même avec un coup de pouce du gouvernement, pour un si mauvais investissement?</p>
<p>Oui, mais selon les partisans de ces mesures, elle ne devrait pas être raisonnée en termes d&#39;intérêts matériels individuels mais du bien commun climatique. Et personne ne peut nier que la décarbonisation de l&#39;économie est une priorité. Mais les mesures envisagées vont plus loin et n&#39;explorent pas toutes les pistes possibles. Pour les militants écologistes qui promeuvent cette solution, il s&#39;agit de soustraire une part importante des revenus des riches (<a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/thibault-muzergues-coronavirus-pourrait-polariser-plus-encore-tensions-215152" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les baby-boomers, c&#39;est-à-dire les anciens et méchants propriétaires immobiliers, selon l&#39;idéologie de la lutte des générations</a>) du circuit consommateur pour les contraindre à geler leurs économies actuelles et futures en travaux d&#39;isolation. En effet, pour les adeptes de la frugalité, les bâtiments basse consommation (BBC) semblent dotés d&#39;au moins trois vertus: ils réduisent la quantité d&#39;énergie fossile utilisée pour chauffer les bâtiments, ils immobilisent le capital à long terme, le soustraient à la financiarisation, et ils brisent les circuits économiques mondialisés, les travaux sur les bâtiments n&#39;étant (apparemment) pas délocalisables.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Dommages à la propriété et risque de jacquerie</h4>
<p>Les mesures de rénovation thermique des bâtiments que le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre pour suivre les recommandations du <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/convention-citoyenne-climat-emmanuel-macron-dans-piege-referendum-218995" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention du citoyen sur le climat</a> (où la sensibilité environnementale a eu une influence) et aussi de couper l&#39;herbe sous les pieds des écologistes pour les prochaines élections, auront des répercussions sociales et politiques considérables et leur acceptabilité sociale semble incertaine.</p>
<p>Jouant tant d&#39;incitations (certaines subventions et exonérations fiscales, mais en déclinant qu&#39;elles ne rendent pas l&#39;investissement attractif) celle des sanctions et pénalités, elles s&#39;apparentent à ce que Ségolène Royal avait appelé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/ecocide-menace-d-populisme-ecolo-219020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&quot;Écologie punitive&quot;</a>, dont le mouvement des gilets jaunes réagissant à l&#39;augmentation des taxes sur le diesel et au resserrement du contrôle continu des véhicules avait montré ce qu&#39;en pensent les citoyens. Imposer de telles mesures aux bâtiments dont la classification énergétique serait mauvaise risque de déclencher une vague considérable de protestations car cela affaiblira une fois de plus le petit capital immobilier de ceux qui ne pourraient pas le constituer. En effet, prescrire du travail aux propriétaires serait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui assurerait la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par des économies à long terme investies dans l&#39;immobilier pour vivre soi-même ou louer quand la retraite est arrivée.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Amortissement. </span>L&#39;immobilier est déjà taxé six fois: à l&#39;acquisition et à la revente (droits d&#39;enregistrement et de transfert, et sur les plus-values ​​en dehors de la résidence principale), sur la propriété (impôt foncier et <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/impot-fortune-immobiliere-ifi-nue-propriete-choix-coupable-217398" target="_blank" rel="noopener noreferrer">impôt sur la fortune foncière</a>) et de transmission (droits de succession) alors que la simple possession d&#39;un tel bien ne produit rien en soi, et s&#39;il est exploité par la location, le rendement global après prélèvements est très faible en France. Obliger ces propriétaires à effectuer des travaux qui ne sont pas amortissables dans un délai raisonnable et qui, de plus, se détérioreront avec le temps, serait une mesure de spoliation. Ce n&#39;est pas le meilleur moyen de parvenir à la paix sociale.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Il faut explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer à un prix exorbitant une réduction de la quantité d&#39;énergie à chauffer</p>
<p>L&#39;objectif principal et légitime étant de ne plus produire de CO2, une autre solution existe: un changement d&#39;énergie non émettrice, utilisée pour le chauffage, qui permettrait d&#39;obtenir le résultat souhaité. Nous devons explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer un prix exorbitant sur la réduction de la quantité d&#39;énergie nécessaire au chauffage. Ne pas explorer cette piste, c&#39;est décider d&#39;élargir un peu plus l&#39;écart entre un bloc de dirigeants composé d&#39;une élite technocratique influencée par l&#39;intelligentsia progressiste devenu écologique, et le bloc des classes moyennes qui ne veut pas faire les frais des perceptions et des engouements de ceux qui se proclament les seuls défenseurs d&#39;un avenir vivable.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">L&#39;isolement mondial est-il pertinent?</h4>
<p>Les mesures prévues visent à réduire de manière significative la consommation d&#39;énergie des bâtiments anciens afin de les aligner sur les normes BBC en vigueur pour les nouveaux bâtiments. Mais la pertinence technique de cet objectif est douteuse. De gros travaux d&#39;isolation globale sur les six côtés d&#39;un bâtiment se font aujourd&#39;hui en recouvrant les murs en collant des panneaux de polystyrène ou de polyuréthane expansé recouvert d&#39;un enduit. Sans même parler de la catastrophe architecturale que représente cette destruction systématique du matériau et de la texture des façades, cette solution n&#39;offre aucune garantie de durabilité et de stabilité. Un panneau en polystyrène, le plus souvent produit en Pologne, de faible densité pour offrir un bon coefficient d&#39;isolation, est fragile, cassant, écrasable, et les colles (marque allemande et fabriquées en Chine) ne conservent pas les caractéristiques techniques au fil du temps, notamment soumises à variations météorologiques et infiltration inévitable des eaux pluviales.</p>
<p>Dans ce domaine, nous avons une expérience à grande échelle, celle des travaux de réhabilitation de bâtiments dans de grands complexes au cours des années 1980-1990. Une grande partie du travail consistait à isoler de l&#39;extérieur<a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/municipales-a-paris-l-hypocrisie-candidats-logement-213751" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Tours et barres HLM</a>. Cependant, cette isolation s&#39;est rapidement dégradée, les panneaux de polystyrène sublimés (évaporés) et décollés, la laine de roche est devenue humide et a perdu sa valeur isolante, les revêtements isolants se sont fendus, cassés, rouillés et au bout de dix ans sont tombés, au point que ce sont précisément ces bâtiments, réhabilités quinze ans plus tôt, qui ont été les premiers dynamités lors de la mise en œuvre du plan de rénovation urbaine de Borloo de 2003.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Humidité.</span> De même, des dizaines d&#39;observations montrent que les bâtiments basse consommation (BBC) n&#39;offrent les performances thermiques attendues que s&#39;ils sont rigoureusement habités et de facto quasi invivables: il ne faut jamais ouvrir les fenêtres, et s&#39;assurer du bon fonctionnement de la régulation interne de la température et de l&#39;humidité . Les habitants activistes des premières heures des bâtiments de la BBC se fatiguent rapidement et au fil du temps les performances énergétiques réelles se dégradent.</p>
<p>Nous imposerons aux propriétaires de faire cher, économiquement incohérent et sans aucune garantie de durabilité, au nom de la transition énergétique!</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Pourquoi ne pas retourner le chauffage électrique?</h4>
<p>L&#39;objectif étant que le chauffage des bâtiments n&#39;émette plus de CO2, on peut se demander pourquoi personne ne choisit une solution beaucoup plus simple et économique, consistant à remplacer les radiateurs émettant des gaz à effet de serre, du fioul ou du gaz, par un chauffage électrique qui n&#39;en émet aucun. L&#39;utilisation d&#39;électricité, certes combinée à des travaux d&#39;isolation de base peu coûteux appliqués principalement au grenier, produirait l&#39;objectif recherché. Si le passage à l&#39;électricité pour les voitures, les deux-roues motorisés et même les camions de livraison est nécessaire, pourquoi ne le serait-il pas pour le chauffage des maisons? Pour les voitures, cette énergie est fortement subventionnée alors que ses vertus écologiques sont loin d&#39;être démontrées.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>Surtout si la voiture électrique gagne, elle devra augmenter considérablement la capacité de production d&#39;électricité. Par conséquent, puisque l&#39;objectif réel est que le chauffage n&#39;émet plus de CO2, pourquoi ne pas coupler le système de batterie dans la voiture et les radiateurs à accumulation dans la maison? Lorsque certains se rechargent, les autres restituent la chaleur emmagasinée dans les pièces lorsque la voiture roulait, et vice versa. Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>La solution du chauffage électrique, combinée à une isolation limitée et modeste, aurait l&#39;immense avantage de ne pas ruiner les propriétaires. Cependant, il n&#39;est même pas envisagé et ne semble pas attractif car il est entaché par la malheureuse expérience des années 1970, où pour des raisons d&#39;économie de la construction, de nombreuses maisons et immeubles de mauvaise qualité étaient équipés de radiateurs bas de gamme, conduisant les familles modestes à se ruiner pour payer leurs factures Conseil Chauffage. Aujourd&#39;hui, les radiateurs à accumulation restent bon marché mais leurs performances sont bien meilleures et surtout ils sont facilement programmables. De plus, il est possible d&#39;alimenter chaque résidence en micro-installations de production d&#39;électricité.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Isolation globale. </span>Et s&#39;il est vrai que la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas, il ne faut pas croire que l&#39;isolation globale des bâtiments soit vertueuse, car elle contient beaucoup d&#39;énergie «grise», c&#39;est-à-dire intégrée dans les matériaux utilisés isoler, surtout si ces isolateurs doivent être renouvelés car ils se dégradent rapidement, comme tout le suggère, contrairement à ce que prétendent les industriels du secteur.</p>
</p></div>
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		<title>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Conseil-Chauffage]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 10:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chauffage au Fioul]]></category>
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					<description><![CDATA[Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant rénovation thermique des bâtiments. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils ... <p class="read-more-container"><a title="Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie" class="read-more button" href="https://conseil-chauffage.com/renovation-energetique-imposer-des-travaux-de-fait-non-amortissables-serait-une-mesure-de-spoliation-economie-6/#more-2703" aria-label="Plus sur Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie">Lire l'Article</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</h1>
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<p>On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/renovation-energetique-eternelle-promesse-toujours-decue-218742" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rénovation thermique des bâtiments</a>. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils réalisent de lourds travaux d&#39;isolation des bâtiments dits «globaux». Si cette politique devait être prévue dans la loi de transition énergétique de 2015, les conditions de son application devraient être resserrées et les exonérations réduites.</p>
<p>En plus des subventions et déductions fiscales existantes, mais dont les plafonds de ressources sont si bas qu&#39;ils excluent effectivement les ménages qui auraient les moyens de réaliser les travaux visés, selon les scénarios envisagés, des mesures coercitives pourraient aller jusqu&#39;à &amp; # 39; interdiction de louer des logements mal isolés, au risque d&#39;aggraver la pénurie d&#39;approvisionnement dans les zones tendues et d&#39;accentuer le marasme immobilier dans les zones décontractées. Les mesures proposées concerneraient également une augmentation <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/climat-il-est-illusoire-penser-que-mesures-coercitives-ne-sont-pas-219013" target="_blank" rel="noopener noreferrer">taxe de propriété</a> pour ces mêmes logements et une augmentation significative des droits de mutation lors de la vente de ces biens. Il est également envisagé, pour les propriétaires dont les revenus sont trop faibles, même avec des incitations fiscales renforcées, de créer un fonds accessible aux organismes publics de logement. Ces derniers achèteraient ainsi des maisons dont les propriétaires ne pourraient assumer les travaux de mise aux normes énergétiques.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">La prescription de travaux aux propriétaires constituerait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui rendrait précaire la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par l&#39;épargne à long terme investie dans l&#39;immobilier</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Ponts thermiques. </span>Comme nous le savons, un tel travail n&#39;est pas économiquement amortissable: combien de temps faut-il pour qu&#39;une économie (généralement faible) sur la consommation d&#39;énergie rembourse la mise initiale? Si l&#39;on raisonne à coût énergétique constant, on voit que les travaux comprennent l&#39;isolation thermique de l&#39;extérieur (ITE), <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/batiments-a-energie-positive-produisent-plus-d-energie-qu-ils-n-en-204680" target="_blank" rel="noopener noreferrer">censé éviter les ponts thermiques</a>, ne sont amortissables que sur plusieurs décennies. Selon le site militant QuelleEnergie.fr, il faut au maximum vingt ans, en prenant les paramètres les plus favorables, pour rembourser les économies d&#39;énergie réalisées pour la quantité de travail.</p>
<p>En réalité, pour la plupart des ménages, cette période de récupération est souvent d&#39;un demi-siècle ou plus. Qui veut sacrifier une grande partie de son épargne pour le reste de sa vie ou s&#39;endetter, même avec un coup de pouce du gouvernement, pour un si mauvais investissement?</p>
<p>Oui, mais selon les partisans de ces mesures, elle ne devrait pas être raisonnée en termes d&#39;intérêts matériels individuels mais du bien commun climatique. Et personne ne peut nier que la décarbonisation de l&#39;économie est une priorité. Mais les mesures envisagées vont plus loin et n&#39;explorent pas toutes les pistes possibles. Pour les militants écologistes qui promeuvent cette solution, il s&#39;agit de soustraire une part importante des revenus des riches (<a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/thibault-muzergues-coronavirus-pourrait-polariser-plus-encore-tensions-215152" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les baby-boomers, c&#39;est-à-dire les anciens et méchants propriétaires immobiliers, selon l&#39;idéologie de la lutte des générations</a>) du circuit consommateur pour les contraindre à geler leurs économies actuelles et futures en travaux d&#39;isolation. En effet, pour les adeptes de la frugalité, les bâtiments basse consommation (BBC) semblent dotés d&#39;au moins trois vertus: ils réduisent la quantité d&#39;énergie fossile utilisée pour chauffer les bâtiments, ils immobilisent le capital à long terme, le soustraient à la financiarisation, et ils brisent les circuits économiques mondialisés, les travaux sur les bâtiments n&#39;étant (apparemment) pas délocalisables.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Dommages à la propriété et risque de jacquerie</h4>
<p>Les mesures de rénovation thermique des bâtiments que le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre pour suivre les recommandations du <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/convention-citoyenne-climat-emmanuel-macron-dans-piege-referendum-218995" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention du citoyen sur le climat</a> (où la sensibilité environnementale a eu une influence) et aussi de couper l&#39;herbe sous les pieds des écologistes pour les prochaines élections, auront des répercussions sociales et politiques considérables et leur acceptabilité sociale semble incertaine.</p>
<p>Jouant tant d&#39;incitations (certaines subventions et exonérations fiscales, mais en déclinant qu&#39;elles ne rendent pas l&#39;investissement attractif) celle des sanctions et pénalités, elles s&#39;apparentent à ce que Ségolène Royal avait appelé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/ecocide-menace-d-populisme-ecolo-219020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&quot;Écologie punitive&quot;</a>, dont le mouvement des gilets jaunes réagissant à l&#39;augmentation des taxes sur le diesel et au resserrement du contrôle continu des véhicules avait montré ce qu&#39;en pensent les citoyens. Imposer de telles mesures aux bâtiments dont la classification énergétique serait mauvaise risque de déclencher une vague considérable de protestations car cela affaiblira une fois de plus le petit capital immobilier de ceux qui ne pourraient pas le constituer. En effet, prescrire du travail aux propriétaires serait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui assurerait la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par des économies à long terme investies dans l&#39;immobilier pour vivre soi-même ou louer quand la retraite est arrivée.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Amortissement. </span>L&#39;immobilier est déjà taxé six fois: à l&#39;acquisition et à la revente (droits d&#39;enregistrement et de transfert, et sur les plus-values ​​en dehors de la résidence principale), sur la propriété (impôt foncier et <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/impot-fortune-immobiliere-ifi-nue-propriete-choix-coupable-217398" target="_blank" rel="noopener noreferrer">impôt sur la fortune foncière</a>) et de transmission (droits de succession) alors que la simple possession d&#39;un tel bien ne produit rien en soi, et s&#39;il est exploité par la location, le rendement global après prélèvements est très faible en France. Obliger ces propriétaires à effectuer des travaux qui ne sont pas amortissables dans un délai raisonnable et qui, de plus, se détérioreront avec le temps, serait une mesure de spoliation. Ce n&#39;est pas le meilleur moyen de parvenir à la paix sociale.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Il faut explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer à un prix exorbitant une réduction de la quantité d&#39;énergie à chauffer</p>
<p>L&#39;objectif principal et légitime étant de ne plus produire de CO2, une autre solution existe: un changement d&#39;énergie non émettrice, utilisée pour le chauffage, qui permettrait d&#39;obtenir le résultat souhaité. Nous devons explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer un prix exorbitant sur la réduction de la quantité d&#39;énergie nécessaire au chauffage. Ne pas explorer cette piste, c&#39;est décider d&#39;élargir un peu plus l&#39;écart entre un bloc de dirigeants composé d&#39;une élite technocratique influencée par l&#39;intelligentsia progressiste devenu écologique, et le bloc des classes moyennes qui ne veut pas faire les frais des perceptions et des engouements de ceux qui se proclament les seuls défenseurs d&#39;un avenir vivable.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">L&#39;isolement mondial est-il pertinent?</h4>
<p>Les mesures prévues visent à réduire de manière significative la consommation d&#39;énergie des bâtiments anciens afin de les aligner sur les normes BBC en vigueur pour les nouveaux bâtiments. Mais la pertinence technique de cet objectif est douteuse. De gros travaux d&#39;isolation globale sur les six côtés d&#39;un bâtiment se font aujourd&#39;hui en recouvrant les murs en collant des panneaux de polystyrène ou de polyuréthane expansé recouvert d&#39;un enduit. Sans même parler de la catastrophe architecturale que représente cette destruction systématique du matériau et de la texture des façades, cette solution n&#39;offre aucune garantie de durabilité et de stabilité. Un panneau en polystyrène, le plus souvent produit en Pologne, de faible densité pour offrir un bon coefficient d&#39;isolation, est fragile, cassant, écrasable, et les colles (marque allemande et fabriquées en Chine) ne conservent pas les caractéristiques techniques au fil du temps, notamment soumises à variations météorologiques et infiltration inévitable des eaux pluviales.</p>
<p>Dans ce domaine, nous avons une expérience à grande échelle, celle des travaux de réhabilitation de bâtiments dans de grands complexes au cours des années 1980-1990. Une grande partie du travail consistait à isoler de l&#39;extérieur<a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/municipales-a-paris-l-hypocrisie-candidats-logement-213751" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Tours et barres HLM</a>. Cependant, cette isolation s&#39;est rapidement dégradée, les panneaux de polystyrène sublimés (évaporés) et décollés, la laine de roche est devenue humide et a perdu sa valeur isolante, les revêtements isolants se sont fendus, cassés, rouillés et au bout de dix ans sont tombés, au point que ce sont précisément ces bâtiments, réhabilités quinze ans plus tôt, qui ont été les premiers dynamités lors de la mise en œuvre du plan de rénovation urbaine de Borloo de 2003.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Humidité.</span> De même, des dizaines d&#39;observations montrent que les bâtiments basse consommation (BBC) n&#39;offrent les performances thermiques attendues que s&#39;ils sont rigoureusement habités et de facto quasi invivables: il ne faut jamais ouvrir les fenêtres, et s&#39;assurer du bon fonctionnement de la régulation interne de la température et de l&#39;humidité . Les habitants activistes des premières heures des bâtiments de la BBC se fatiguent rapidement et au fil du temps les performances énergétiques réelles se dégradent.</p>
<p>Nous imposerons aux propriétaires de faire cher, économiquement incohérent et sans aucune garantie de durabilité, au nom de la transition énergétique!</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Pourquoi ne pas retourner le chauffage électrique?</h4>
<p>L&#39;objectif étant que le chauffage des bâtiments n&#39;émette plus de CO2, on peut se demander pourquoi personne ne choisit une solution beaucoup plus simple et économique, consistant à remplacer les radiateurs émettant des gaz à effet de serre, du fioul ou du gaz, par un chauffage électrique qui n&#39;en émet aucun. L&#39;utilisation d&#39;électricité, certes combinée à des travaux d&#39;isolation de base peu coûteux appliqués principalement au grenier, produirait l&#39;objectif recherché. Si le passage à l&#39;électricité pour les voitures, les deux-roues motorisés et même les camions de livraison est nécessaire, pourquoi ne le serait-il pas pour le chauffage des maisons? Pour les voitures, cette énergie est fortement subventionnée alors que ses vertus écologiques sont loin d&#39;être démontrées.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>Surtout si la voiture électrique gagne, elle devra augmenter considérablement la capacité de production d&#39;électricité. Par conséquent, puisque l&#39;objectif réel est que le chauffage n&#39;émet plus de CO2, pourquoi ne pas coupler le système de batterie dans la voiture et les radiateurs à accumulation dans la maison? Lorsque certains se rechargent, les autres restituent la chaleur emmagasinée dans les pièces lorsque la voiture roulait, et vice versa. Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>La solution du chauffage électrique, combinée à une isolation limitée et modeste, aurait l&#39;immense avantage de ne pas ruiner les propriétaires. Cependant, il n&#39;est même pas envisagé et ne semble pas attractif car il est entaché par la malheureuse expérience des années 1970, où pour des raisons d&#39;économie de la construction, de nombreuses maisons et immeubles de mauvaise qualité étaient équipés de radiateurs bas de gamme, conduisant les familles modestes à se ruiner pour payer leurs factures Conseil Chauffage. Aujourd&#39;hui, les radiateurs à accumulation restent bon marché mais leurs performances sont bien meilleures et surtout ils sont facilement programmables. De plus, il est possible d&#39;alimenter chaque résidence en micro-installations de production d&#39;électricité.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Isolation globale. </span>Et s&#39;il est vrai que la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas, il ne faut pas croire que l&#39;isolation globale des bâtiments soit vertueuse, car elle contient beaucoup d&#39;énergie «grise», c&#39;est-à-dire intégrée dans les matériaux utilisés isoler, surtout si ces isolateurs doivent être renouvelés car ils se dégradent rapidement, comme tout le suggère, contrairement à ce que prétendent les industriels du secteur.</p>
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		<title>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</title>
		<link>https://conseil-chauffage.com/renovation-energetique-imposer-des-travaux-de-fait-non-amortissables-serait-une-mesure-de-spoliation-economie-5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Conseil-Chauffage]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 04:55:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chauffage au Fioul]]></category>
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					<description><![CDATA[Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant rénovation thermique des bâtiments. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils ... <p class="read-more-container"><a title="Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie" class="read-more button" href="https://conseil-chauffage.com/renovation-energetique-imposer-des-travaux-de-fait-non-amortissables-serait-une-mesure-de-spoliation-economie-5/#more-2702" aria-label="Plus sur Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie">Lire l'Article</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</h1>
<p></p>
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<p>On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/renovation-energetique-eternelle-promesse-toujours-decue-218742" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rénovation thermique des bâtiments</a>. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils réalisent de lourds travaux d&#39;isolation des bâtiments dits «globaux». Si cette politique devait être prévue dans la loi de transition énergétique de 2015, les conditions de son application devraient être resserrées et les exonérations réduites.</p>
<p>En plus des subventions et déductions fiscales existantes, mais dont les plafonds de ressources sont si bas qu&#39;ils excluent effectivement les ménages qui auraient les moyens de réaliser les travaux visés, selon les scénarios envisagés, des mesures coercitives pourraient aller jusqu&#39;à &amp; # 39; interdiction de louer des logements mal isolés, au risque d&#39;aggraver la pénurie d&#39;approvisionnement dans les zones tendues et d&#39;accentuer le marasme immobilier dans les zones décontractées. Les mesures proposées concerneraient également une augmentation <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/climat-il-est-illusoire-penser-que-mesures-coercitives-ne-sont-pas-219013" target="_blank" rel="noopener noreferrer">taxe de propriété</a> pour ces mêmes logements et une augmentation significative des droits de mutation lors de la vente de ces biens. Il est également envisagé, pour les propriétaires dont les revenus sont trop faibles, même avec des incitations fiscales renforcées, de créer un fonds accessible aux organismes publics de logement. Ces derniers achèteraient ainsi des maisons dont les propriétaires ne pourraient assumer les travaux de mise aux normes énergétiques.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">La prescription de travaux aux propriétaires constituerait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui rendrait précaire la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par l&#39;épargne à long terme investie dans l&#39;immobilier</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Ponts thermiques. </span>Comme nous le savons, un tel travail n&#39;est pas économiquement amortissable: combien de temps faut-il pour qu&#39;une économie (généralement faible) sur la consommation d&#39;énergie rembourse la mise initiale? Si l&#39;on raisonne à coût énergétique constant, on voit que les travaux comprennent l&#39;isolation thermique de l&#39;extérieur (ITE), <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/batiments-a-energie-positive-produisent-plus-d-energie-qu-ils-n-en-204680" target="_blank" rel="noopener noreferrer">censé éviter les ponts thermiques</a>, ne sont amortissables que sur plusieurs décennies. Selon le site militant QuelleEnergie.fr, il faut au maximum vingt ans, en prenant les paramètres les plus favorables, pour rembourser les économies d&#39;énergie réalisées pour la quantité de travail.</p>
<p>En réalité, pour la plupart des ménages, cette période de récupération est souvent d&#39;un demi-siècle ou plus. Qui veut sacrifier une grande partie de son épargne pour le reste de sa vie ou s&#39;endetter, même avec un coup de pouce du gouvernement, pour un si mauvais investissement?</p>
<p>Oui, mais selon les partisans de ces mesures, elle ne devrait pas être raisonnée en termes d&#39;intérêts matériels individuels mais du bien commun climatique. Et personne ne peut nier que la décarbonisation de l&#39;économie est une priorité. Mais les mesures envisagées vont plus loin et n&#39;explorent pas toutes les pistes possibles. Pour les militants écologistes qui promeuvent cette solution, il s&#39;agit de soustraire une part importante des revenus des riches (<a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/thibault-muzergues-coronavirus-pourrait-polariser-plus-encore-tensions-215152" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les baby-boomers, c&#39;est-à-dire les anciens et méchants propriétaires immobiliers, selon l&#39;idéologie de la lutte des générations</a>) du circuit consommateur pour les contraindre à geler leurs économies actuelles et futures en travaux d&#39;isolation. En effet, pour les adeptes de la frugalité, les bâtiments basse consommation (BBC) semblent dotés d&#39;au moins trois vertus: ils réduisent la quantité d&#39;énergie fossile utilisée pour chauffer les bâtiments, ils immobilisent le capital à long terme, le soustraient à la financiarisation, et ils brisent les circuits économiques mondialisés, les travaux sur les bâtiments n&#39;étant (apparemment) pas délocalisables.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Dommages à la propriété et risque de jacquerie</h4>
<p>Les mesures de rénovation thermique des bâtiments que le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre pour suivre les recommandations du <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/convention-citoyenne-climat-emmanuel-macron-dans-piege-referendum-218995" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention du citoyen sur le climat</a> (où la sensibilité environnementale a eu une influence) et aussi de couper l&#39;herbe sous les pieds des écologistes pour les prochaines élections, auront des répercussions sociales et politiques considérables et leur acceptabilité sociale semble incertaine.</p>
<p>Jouant tant d&#39;incitations (certaines subventions et exonérations fiscales, mais en déclinant qu&#39;elles ne rendent pas l&#39;investissement attractif) celle des sanctions et pénalités, elles s&#39;apparentent à ce que Ségolène Royal avait appelé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/ecocide-menace-d-populisme-ecolo-219020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&quot;Écologie punitive&quot;</a>, dont le mouvement des gilets jaunes réagissant à l&#39;augmentation des taxes sur le diesel et au resserrement du contrôle continu des véhicules avait montré ce qu&#39;en pensent les citoyens. Imposer de telles mesures aux bâtiments dont la classification énergétique serait mauvaise risque de déclencher une vague considérable de protestations car cela affaiblira une fois de plus le petit capital immobilier de ceux qui ne pourraient pas le constituer. En effet, prescrire du travail aux propriétaires serait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui assurerait la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par des économies à long terme investies dans l&#39;immobilier pour vivre soi-même ou louer quand la retraite est arrivée.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Amortissement. </span>L&#39;immobilier est déjà taxé six fois: à l&#39;acquisition et à la revente (droits d&#39;enregistrement et de transfert, et sur les plus-values ​​en dehors de la résidence principale), sur la propriété (impôt foncier et <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/impot-fortune-immobiliere-ifi-nue-propriete-choix-coupable-217398" target="_blank" rel="noopener noreferrer">impôt sur la fortune foncière</a>) et de transmission (droits de succession) alors que la simple possession d&#39;un tel bien ne produit rien en soi, et s&#39;il est exploité par la location, le rendement global après prélèvements est très faible en France. Obliger ces propriétaires à effectuer des travaux qui ne sont pas amortissables dans un délai raisonnable et qui, de plus, se détérioreront avec le temps, serait une mesure de spoliation. Ce n&#39;est pas le meilleur moyen de parvenir à la paix sociale.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Il faut explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer à un prix exorbitant une réduction de la quantité d&#39;énergie à chauffer</p>
<p>L&#39;objectif principal et légitime étant de ne plus produire de CO2, une autre solution existe: un changement d&#39;énergie non émettrice, utilisée pour le chauffage, qui permettrait d&#39;obtenir le résultat souhaité. Nous devons explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer un prix exorbitant sur la réduction de la quantité d&#39;énergie nécessaire au chauffage. Ne pas explorer cette piste, c&#39;est décider d&#39;élargir un peu plus l&#39;écart entre un bloc de dirigeants composé d&#39;une élite technocratique influencée par l&#39;intelligentsia progressiste devenu écologique, et le bloc des classes moyennes qui ne veut pas faire les frais des perceptions et des engouements de ceux qui se proclament les seuls défenseurs d&#39;un avenir vivable.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">L&#39;isolement mondial est-il pertinent?</h4>
<p>Les mesures prévues visent à réduire de manière significative la consommation d&#39;énergie des bâtiments anciens afin de les aligner sur les normes BBC en vigueur pour les nouveaux bâtiments. Mais la pertinence technique de cet objectif est douteuse. De gros travaux d&#39;isolation globale sur les six côtés d&#39;un bâtiment se font aujourd&#39;hui en recouvrant les murs en collant des panneaux de polystyrène ou de polyuréthane expansé recouvert d&#39;un enduit. Sans même parler de la catastrophe architecturale que représente cette destruction systématique du matériau et de la texture des façades, cette solution n&#39;offre aucune garantie de durabilité et de stabilité. Un panneau en polystyrène, le plus souvent produit en Pologne, de faible densité pour offrir un bon coefficient d&#39;isolation, est fragile, cassant, écrasable, et les colles (marque allemande et fabriquées en Chine) ne conservent pas les caractéristiques techniques au fil du temps, notamment soumises à variations météorologiques et infiltration inévitable des eaux pluviales.</p>
<p>Dans ce domaine, nous avons une expérience à grande échelle, celle des travaux de réhabilitation de bâtiments dans de grands complexes au cours des années 1980-1990. Une grande partie du travail consistait à isoler de l&#39;extérieur<a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/municipales-a-paris-l-hypocrisie-candidats-logement-213751" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Tours et barres HLM</a>. Cependant, cette isolation s&#39;est rapidement dégradée, les panneaux de polystyrène sublimés (évaporés) et décollés, la laine de roche est devenue humide et a perdu sa valeur isolante, les revêtements isolants se sont fendus, cassés, rouillés et au bout de dix ans sont tombés, au point que ce sont précisément ces bâtiments, réhabilités quinze ans plus tôt, qui ont été les premiers dynamités lors de la mise en œuvre du plan de rénovation urbaine de Borloo de 2003.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Humidité.</span> De même, des dizaines d&#39;observations montrent que les bâtiments basse consommation (BBC) n&#39;offrent les performances thermiques attendues que s&#39;ils sont rigoureusement habités et de facto quasi invivables: il ne faut jamais ouvrir les fenêtres, et s&#39;assurer du bon fonctionnement de la régulation interne de la température et de l&#39;humidité . Les habitants activistes des premières heures des bâtiments de la BBC se fatiguent rapidement et au fil du temps les performances énergétiques réelles se dégradent.</p>
<p>Nous imposerons aux propriétaires de faire cher, économiquement incohérent et sans aucune garantie de durabilité, au nom de la transition énergétique!</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Pourquoi ne pas retourner le chauffage électrique?</h4>
<p>L&#39;objectif étant que le chauffage des bâtiments n&#39;émette plus de CO2, on peut se demander pourquoi personne ne choisit une solution beaucoup plus simple et économique, consistant à remplacer les radiateurs émettant des gaz à effet de serre, du fioul ou du gaz, par un chauffage électrique qui n&#39;en émet aucun. L&#39;utilisation d&#39;électricité, certes combinée à des travaux d&#39;isolation de base peu coûteux appliqués principalement au grenier, produirait l&#39;objectif recherché. Si le passage à l&#39;électricité pour les voitures, les deux-roues motorisés et même les camions de livraison est nécessaire, pourquoi ne le serait-il pas pour le chauffage des maisons? Pour les voitures, cette énergie est fortement subventionnée alors que ses vertus écologiques sont loin d&#39;être démontrées.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>Surtout si la voiture électrique gagne, elle devra augmenter considérablement la capacité de production d&#39;électricité. Par conséquent, puisque l&#39;objectif réel est que le chauffage n&#39;émet plus de CO2, pourquoi ne pas coupler le système de batterie dans la voiture et les radiateurs à accumulation dans la maison? Lorsque certains se rechargent, les autres restituent la chaleur emmagasinée dans les pièces lorsque la voiture roulait, et vice versa. Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>La solution du chauffage électrique, combinée à une isolation limitée et modeste, aurait l&#39;immense avantage de ne pas ruiner les propriétaires. Cependant, il n&#39;est même pas envisagé et ne semble pas attractif car il est entaché par la malheureuse expérience des années 1970, où pour des raisons d&#39;économie de la construction, de nombreuses maisons et immeubles de mauvaise qualité étaient équipés de radiateurs bas de gamme, conduisant les familles modestes à se ruiner pour payer leurs factures Conseil Chauffage. Aujourd&#39;hui, les radiateurs à accumulation restent bon marché mais leurs performances sont bien meilleures et surtout ils sont facilement programmables. De plus, il est possible d&#39;alimenter chaque résidence en micro-installations de production d&#39;électricité.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Isolation globale. </span>Et s&#39;il est vrai que la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas, il ne faut pas croire que l&#39;isolation globale des bâtiments soit vertueuse, car elle contient beaucoup d&#39;énergie «grise», c&#39;est-à-dire intégrée dans les matériaux utilisés isoler, surtout si ces isolateurs doivent être renouvelés car ils se dégradent rapidement, comme tout le suggère, contrairement à ce que prétendent les industriels du secteur.</p>
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		<title>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Conseil-Chauffage]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 00:46:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant rénovation thermique des bâtiments. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils ... <p class="read-more-container"><a title="Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie" class="read-more button" href="https://conseil-chauffage.com/renovation-energetique-imposer-des-travaux-de-fait-non-amortissables-serait-une-mesure-de-spoliation-economie-4/#more-2701" aria-label="Plus sur Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie">Lire l'Article</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</h1>
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<p>On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/renovation-energetique-eternelle-promesse-toujours-decue-218742" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rénovation thermique des bâtiments</a>. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils réalisent de lourds travaux d&#39;isolation des bâtiments dits «globaux». Si cette politique devait être prévue dans la loi de transition énergétique de 2015, les conditions de son application devraient être resserrées et les exonérations réduites.</p>
<p>En plus des subventions et déductions fiscales existantes, mais dont les plafonds de ressources sont si bas qu&#39;ils excluent effectivement les ménages qui auraient les moyens de réaliser les travaux visés, selon les scénarios envisagés, des mesures coercitives pourraient aller jusqu&#39;à &amp; # 39; interdiction de louer des logements mal isolés, au risque d&#39;aggraver la pénurie d&#39;approvisionnement dans les zones tendues et d&#39;accentuer le marasme immobilier dans les zones décontractées. Les mesures proposées concerneraient également une augmentation <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/climat-il-est-illusoire-penser-que-mesures-coercitives-ne-sont-pas-219013" target="_blank" rel="noopener noreferrer">taxe de propriété</a> pour ces mêmes logements et une augmentation significative des droits de mutation lors de la vente de ces biens. Il est également envisagé, pour les propriétaires dont les revenus sont trop faibles, même avec des incitations fiscales renforcées, de créer un fonds accessible aux organismes publics de logement. Ces derniers achèteraient ainsi des maisons dont les propriétaires ne pourraient assumer les travaux de mise aux normes énergétiques.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">La prescription de travaux aux propriétaires constituerait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui rendrait précaire la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par l&#39;épargne à long terme investie dans l&#39;immobilier</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Ponts thermiques. </span>Comme nous le savons, un tel travail n&#39;est pas économiquement amortissable: combien de temps faut-il pour qu&#39;une économie (généralement faible) sur la consommation d&#39;énergie rembourse la mise initiale? Si l&#39;on raisonne à coût énergétique constant, on voit que les travaux comprennent l&#39;isolation thermique de l&#39;extérieur (ITE), <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/batiments-a-energie-positive-produisent-plus-d-energie-qu-ils-n-en-204680" target="_blank" rel="noopener noreferrer">censé éviter les ponts thermiques</a>, ne sont amortissables que sur plusieurs décennies. Selon le site militant QuelleEnergie.fr, il faut au maximum vingt ans, en prenant les paramètres les plus favorables, pour rembourser les économies d&#39;énergie réalisées pour la quantité de travail.</p>
<p>En réalité, pour la plupart des ménages, cette période de récupération est souvent d&#39;un demi-siècle ou plus. Qui veut sacrifier une grande partie de son épargne pour le reste de sa vie ou s&#39;endetter, même avec un coup de pouce du gouvernement, pour un si mauvais investissement?</p>
<p>Oui, mais selon les partisans de ces mesures, elle ne devrait pas être raisonnée en termes d&#39;intérêts matériels individuels mais du bien commun climatique. Et personne ne peut nier que la décarbonisation de l&#39;économie est une priorité. Mais les mesures envisagées vont plus loin et n&#39;explorent pas toutes les pistes possibles. Pour les militants écologistes qui promeuvent cette solution, il s&#39;agit de soustraire une part importante des revenus des riches (<a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/thibault-muzergues-coronavirus-pourrait-polariser-plus-encore-tensions-215152" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les baby-boomers, c&#39;est-à-dire les anciens et méchants propriétaires immobiliers, selon l&#39;idéologie de la lutte des générations</a>) du circuit consommateur pour les contraindre à geler leurs économies actuelles et futures en travaux d&#39;isolation. En effet, pour les adeptes de la frugalité, les bâtiments basse consommation (BBC) semblent dotés d&#39;au moins trois vertus: ils réduisent la quantité d&#39;énergie fossile utilisée pour chauffer les bâtiments, ils immobilisent le capital à long terme, le soustraient à la financiarisation, et ils brisent les circuits économiques mondialisés, les travaux sur les bâtiments n&#39;étant (apparemment) pas délocalisables.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Dommages à la propriété et risque de jacquerie</h4>
<p>Les mesures de rénovation thermique des bâtiments que le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre pour suivre les recommandations du <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/convention-citoyenne-climat-emmanuel-macron-dans-piege-referendum-218995" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention du citoyen sur le climat</a> (où la sensibilité environnementale a eu une influence) et aussi de couper l&#39;herbe sous les pieds des écologistes pour les prochaines élections, auront des répercussions sociales et politiques considérables et leur acceptabilité sociale semble incertaine.</p>
<p>Jouant tant d&#39;incitations (certaines subventions et exonérations fiscales, mais en déclinant qu&#39;elles ne rendent pas l&#39;investissement attractif) celle des sanctions et pénalités, elles s&#39;apparentent à ce que Ségolène Royal avait appelé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/ecocide-menace-d-populisme-ecolo-219020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&quot;Écologie punitive&quot;</a>, dont le mouvement des gilets jaunes réagissant à l&#39;augmentation des taxes sur le diesel et au resserrement du contrôle continu des véhicules avait montré ce qu&#39;en pensent les citoyens. Imposer de telles mesures aux bâtiments dont la classification énergétique serait mauvaise risque de déclencher une vague considérable de protestations car cela affaiblira une fois de plus le petit capital immobilier de ceux qui ne pourraient pas le constituer. En effet, prescrire du travail aux propriétaires serait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui assurerait la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par des économies à long terme investies dans l&#39;immobilier pour vivre soi-même ou louer quand la retraite est arrivée.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Amortissement. </span>L&#39;immobilier est déjà taxé six fois: à l&#39;acquisition et à la revente (droits d&#39;enregistrement et de transfert, et sur les plus-values ​​en dehors de la résidence principale), sur la propriété (impôt foncier et <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/impot-fortune-immobiliere-ifi-nue-propriete-choix-coupable-217398" target="_blank" rel="noopener noreferrer">impôt sur la fortune foncière</a>) et de transmission (droits de succession) alors que la simple possession d&#39;un tel bien ne produit rien en soi, et s&#39;il est exploité par la location, le rendement global après prélèvements est très faible en France. Obliger ces propriétaires à effectuer des travaux qui ne sont pas amortissables dans un délai raisonnable et qui, de plus, se détérioreront avec le temps, serait une mesure de spoliation. Ce n&#39;est pas le meilleur moyen de parvenir à la paix sociale.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Il faut explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer à un prix exorbitant une réduction de la quantité d&#39;énergie à chauffer</p>
<p>L&#39;objectif principal et légitime étant de ne plus produire de CO2, une autre solution existe: un changement d&#39;énergie non émettrice, utilisée pour le chauffage, qui permettrait d&#39;obtenir le résultat souhaité. Nous devons explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer un prix exorbitant sur la réduction de la quantité d&#39;énergie nécessaire au chauffage. Ne pas explorer cette piste, c&#39;est décider d&#39;élargir un peu plus l&#39;écart entre un bloc de dirigeants composé d&#39;une élite technocratique influencée par l&#39;intelligentsia progressiste devenu écologique, et le bloc des classes moyennes qui ne veut pas faire les frais des perceptions et des engouements de ceux qui se proclament les seuls défenseurs d&#39;un avenir vivable.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">L&#39;isolement mondial est-il pertinent?</h4>
<p>Les mesures prévues visent à réduire de manière significative la consommation d&#39;énergie des bâtiments anciens afin de les aligner sur les normes BBC en vigueur pour les nouveaux bâtiments. Mais la pertinence technique de cet objectif est douteuse. De gros travaux d&#39;isolation globale sur les six côtés d&#39;un bâtiment se font aujourd&#39;hui en recouvrant les murs en collant des panneaux de polystyrène ou de polyuréthane expansé recouvert d&#39;un enduit. Sans même parler de la catastrophe architecturale que représente cette destruction systématique du matériau et de la texture des façades, cette solution n&#39;offre aucune garantie de durabilité et de stabilité. Un panneau en polystyrène, le plus souvent produit en Pologne, de faible densité pour offrir un bon coefficient d&#39;isolation, est fragile, cassant, écrasable, et les colles (marque allemande et fabriquées en Chine) ne conservent pas les caractéristiques techniques au fil du temps, notamment soumises à variations météorologiques et infiltration inévitable des eaux pluviales.</p>
<p>Dans ce domaine, nous avons une expérience à grande échelle, celle des travaux de réhabilitation de bâtiments dans de grands complexes au cours des années 1980-1990. Une grande partie du travail consistait à isoler de l&#39;extérieur<a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/municipales-a-paris-l-hypocrisie-candidats-logement-213751" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Tours et barres HLM</a>. Cependant, cette isolation s&#39;est rapidement dégradée, les panneaux de polystyrène sublimés (évaporés) et décollés, la laine de roche est devenue humide et a perdu sa valeur isolante, les revêtements isolants se sont fendus, cassés, rouillés et au bout de dix ans sont tombés, au point que ce sont précisément ces bâtiments, réhabilités quinze ans plus tôt, qui ont été les premiers dynamités lors de la mise en œuvre du plan de rénovation urbaine de Borloo de 2003.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Humidité.</span> De même, des dizaines d&#39;observations montrent que les bâtiments basse consommation (BBC) n&#39;offrent les performances thermiques attendues que s&#39;ils sont rigoureusement habités et de facto quasi invivables: il ne faut jamais ouvrir les fenêtres, et s&#39;assurer du bon fonctionnement de la régulation interne de la température et de l&#39;humidité . Les habitants activistes des premières heures des bâtiments de la BBC se fatiguent rapidement et au fil du temps les performances énergétiques réelles se dégradent.</p>
<p>Nous imposerons aux propriétaires de faire cher, économiquement incohérent et sans aucune garantie de durabilité, au nom de la transition énergétique!</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Pourquoi ne pas retourner le chauffage électrique?</h4>
<p>L&#39;objectif étant que le chauffage des bâtiments n&#39;émette plus de CO2, on peut se demander pourquoi personne ne choisit une solution beaucoup plus simple et économique, consistant à remplacer les radiateurs émettant des gaz à effet de serre, du fioul ou du gaz, par un chauffage électrique qui n&#39;en émet aucun. L&#39;utilisation d&#39;électricité, certes combinée à des travaux d&#39;isolation de base peu coûteux appliqués principalement au grenier, produirait l&#39;objectif recherché. Si le passage à l&#39;électricité pour les voitures, les deux-roues motorisés et même les camions de livraison est nécessaire, pourquoi ne le serait-il pas pour le chauffage des maisons? Pour les voitures, cette énergie est fortement subventionnée alors que ses vertus écologiques sont loin d&#39;être démontrées.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>Surtout si la voiture électrique gagne, elle devra augmenter considérablement la capacité de production d&#39;électricité. Par conséquent, puisque l&#39;objectif réel est que le chauffage n&#39;émet plus de CO2, pourquoi ne pas coupler le système de batterie dans la voiture et les radiateurs à accumulation dans la maison? Lorsque certains se rechargent, les autres restituent la chaleur emmagasinée dans les pièces lorsque la voiture roulait, et vice versa. Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>La solution du chauffage électrique, combinée à une isolation limitée et modeste, aurait l&#39;immense avantage de ne pas ruiner les propriétaires. Cependant, il n&#39;est même pas envisagé et ne semble pas attractif car il est entaché par la malheureuse expérience des années 1970, où pour des raisons d&#39;économie de la construction, de nombreuses maisons et immeubles de mauvaise qualité étaient équipés de radiateurs bas de gamme, conduisant les familles modestes à se ruiner pour payer leurs factures Conseil Chauffage. Aujourd&#39;hui, les radiateurs à accumulation restent bon marché mais leurs performances sont bien meilleures et surtout ils sont facilement programmables. De plus, il est possible d&#39;alimenter chaque résidence en micro-installations de production d&#39;électricité.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Isolation globale. </span>Et s&#39;il est vrai que la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas, il ne faut pas croire que l&#39;isolation globale des bâtiments soit vertueuse, car elle contient beaucoup d&#39;énergie «grise», c&#39;est-à-dire intégrée dans les matériaux utilisés isoler, surtout si ces isolateurs doivent être renouvelés car ils se dégradent rapidement, comme tout le suggère, contrairement à ce que prétendent les industriels du secteur.</p>
</p></div>
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		<title>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</title>
		<link>https://conseil-chauffage.com/renovation-energetique-imposer-des-travaux-de-fait-non-amortissables-serait-une-mesure-de-spoliation-economie-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Conseil-Chauffage]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 20:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chauffage au Fioul]]></category>
		<category><![CDATA[amortissables]]></category>
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					<description><![CDATA[Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant rénovation thermique des bâtiments. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils ... <p class="read-more-container"><a title="Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie" class="read-more button" href="https://conseil-chauffage.com/renovation-energetique-imposer-des-travaux-de-fait-non-amortissables-serait-une-mesure-de-spoliation-economie-3/#more-2700" aria-label="Plus sur Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie">Lire l'Article</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</h1>
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<p>On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/renovation-energetique-eternelle-promesse-toujours-decue-218742" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rénovation thermique des bâtiments</a>. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils réalisent de lourds travaux d&#39;isolation des bâtiments dits «globaux». Si cette politique devait être prévue dans la loi de transition énergétique de 2015, les conditions de son application devraient être resserrées et les exonérations réduites.</p>
<p>En plus des subventions et déductions fiscales existantes, mais dont les plafonds de ressources sont si bas qu&#39;ils excluent effectivement les ménages qui auraient les moyens de réaliser les travaux visés, selon les scénarios envisagés, des mesures coercitives pourraient aller jusqu&#39;à &amp; # 39; interdiction de louer des logements mal isolés, au risque d&#39;aggraver la pénurie d&#39;approvisionnement dans les zones tendues et d&#39;accentuer le marasme immobilier dans les zones décontractées. Les mesures proposées concerneraient également une augmentation <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/climat-il-est-illusoire-penser-que-mesures-coercitives-ne-sont-pas-219013" target="_blank" rel="noopener noreferrer">taxe de propriété</a> pour ces mêmes logements et une augmentation significative des droits de mutation lors de la vente de ces biens. Il est également envisagé, pour les propriétaires dont les revenus sont trop faibles, même avec des incitations fiscales renforcées, de créer un fonds accessible aux organismes publics de logement. Ces derniers achèteraient ainsi des maisons dont les propriétaires ne pourraient assumer les travaux de mise aux normes énergétiques.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">La prescription de travaux aux propriétaires constituerait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui rendrait précaire la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par l&#39;épargne à long terme investie dans l&#39;immobilier</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Ponts thermiques. </span>Comme nous le savons, un tel travail n&#39;est pas économiquement amortissable: combien de temps faut-il pour qu&#39;une économie (généralement faible) sur la consommation d&#39;énergie rembourse la mise initiale? Si l&#39;on raisonne à coût énergétique constant, on voit que les travaux comprennent l&#39;isolation thermique de l&#39;extérieur (ITE), <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/batiments-a-energie-positive-produisent-plus-d-energie-qu-ils-n-en-204680" target="_blank" rel="noopener noreferrer">censé éviter les ponts thermiques</a>, ne sont amortissables que sur plusieurs décennies. Selon le site militant QuelleEnergie.fr, il faut au maximum vingt ans, en prenant les paramètres les plus favorables, pour rembourser les économies d&#39;énergie réalisées pour la quantité de travail.</p>
<p>En réalité, pour la plupart des ménages, cette période de récupération est souvent d&#39;un demi-siècle ou plus. Qui veut sacrifier une grande partie de son épargne pour le reste de sa vie ou s&#39;endetter, même avec un coup de pouce du gouvernement, pour un si mauvais investissement?</p>
<p>Oui, mais selon les partisans de ces mesures, elle ne devrait pas être raisonnée en termes d&#39;intérêts matériels individuels mais du bien commun climatique. Et personne ne peut nier que la décarbonisation de l&#39;économie est une priorité. Mais les mesures envisagées vont plus loin et n&#39;explorent pas toutes les pistes possibles. Pour les militants écologistes qui promeuvent cette solution, il s&#39;agit de soustraire une part importante des revenus des riches (<a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/thibault-muzergues-coronavirus-pourrait-polariser-plus-encore-tensions-215152" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les baby-boomers, c&#39;est-à-dire les anciens et méchants propriétaires immobiliers, selon l&#39;idéologie de la lutte des générations</a>) du circuit consommateur pour les contraindre à geler leurs économies actuelles et futures en travaux d&#39;isolation. En effet, pour les adeptes de la frugalité, les bâtiments basse consommation (BBC) semblent dotés d&#39;au moins trois vertus: ils réduisent la quantité d&#39;énergie fossile utilisée pour chauffer les bâtiments, ils immobilisent le capital à long terme, le soustraient à la financiarisation, et ils brisent les circuits économiques mondialisés, les travaux sur les bâtiments n&#39;étant (apparemment) pas délocalisables.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Dommages à la propriété et risque de jacquerie</h4>
<p>Les mesures de rénovation thermique des bâtiments que le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre pour suivre les recommandations du <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/convention-citoyenne-climat-emmanuel-macron-dans-piege-referendum-218995" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention du citoyen sur le climat</a> (où la sensibilité environnementale a eu une influence) et aussi de couper l&#39;herbe sous les pieds des écologistes pour les prochaines élections, auront des répercussions sociales et politiques considérables et leur acceptabilité sociale semble incertaine.</p>
<p>Jouant tant d&#39;incitations (certaines subventions et exonérations fiscales, mais en déclinant qu&#39;elles ne rendent pas l&#39;investissement attractif) celle des sanctions et pénalités, elles s&#39;apparentent à ce que Ségolène Royal avait appelé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/ecocide-menace-d-populisme-ecolo-219020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&quot;Écologie punitive&quot;</a>, dont le mouvement des gilets jaunes réagissant à l&#39;augmentation des taxes sur le diesel et au resserrement du contrôle continu des véhicules avait montré ce qu&#39;en pensent les citoyens. Imposer de telles mesures aux bâtiments dont la classification énergétique serait mauvaise risque de déclencher une vague considérable de protestations car cela affaiblira une fois de plus le petit capital immobilier de ceux qui ne pourraient pas le constituer. En effet, prescrire du travail aux propriétaires serait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui assurerait la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par des économies à long terme investies dans l&#39;immobilier pour vivre soi-même ou louer quand la retraite est arrivée.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Amortissement. </span>L&#39;immobilier est déjà taxé six fois: à l&#39;acquisition et à la revente (droits d&#39;enregistrement et de transfert, et sur les plus-values ​​en dehors de la résidence principale), sur la propriété (impôt foncier et <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/impot-fortune-immobiliere-ifi-nue-propriete-choix-coupable-217398" target="_blank" rel="noopener noreferrer">impôt sur la fortune foncière</a>) et de transmission (droits de succession) alors que la simple possession d&#39;un tel bien ne produit rien en soi, et s&#39;il est exploité par la location, le rendement global après prélèvements est très faible en France. Obliger ces propriétaires à effectuer des travaux qui ne sont pas amortissables dans un délai raisonnable et qui, de plus, se détérioreront avec le temps, serait une mesure de spoliation. Ce n&#39;est pas le meilleur moyen de parvenir à la paix sociale.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Il faut explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer à un prix exorbitant une réduction de la quantité d&#39;énergie à chauffer</p>
<p>L&#39;objectif principal et légitime étant de ne plus produire de CO2, une autre solution existe: un changement d&#39;énergie non émettrice, utilisée pour le chauffage, qui permettrait d&#39;obtenir le résultat souhaité. Nous devons explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer un prix exorbitant sur la réduction de la quantité d&#39;énergie nécessaire au chauffage. Ne pas explorer cette piste, c&#39;est décider d&#39;élargir un peu plus l&#39;écart entre un bloc de dirigeants composé d&#39;une élite technocratique influencée par l&#39;intelligentsia progressiste devenu écologique, et le bloc des classes moyennes qui ne veut pas faire les frais des perceptions et des engouements de ceux qui se proclament les seuls défenseurs d&#39;un avenir vivable.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">L&#39;isolement mondial est-il pertinent?</h4>
<p>Les mesures prévues visent à réduire de manière significative la consommation d&#39;énergie des bâtiments anciens afin de les aligner sur les normes BBC en vigueur pour les nouveaux bâtiments. Mais la pertinence technique de cet objectif est douteuse. De gros travaux d&#39;isolation globale sur les six côtés d&#39;un bâtiment se font aujourd&#39;hui en recouvrant les murs en collant des panneaux de polystyrène ou de polyuréthane expansé recouvert d&#39;un enduit. Sans même parler de la catastrophe architecturale que représente cette destruction systématique du matériau et de la texture des façades, cette solution n&#39;offre aucune garantie de durabilité et de stabilité. Un panneau en polystyrène, le plus souvent produit en Pologne, de faible densité pour offrir un bon coefficient d&#39;isolation, est fragile, cassant, écrasable, et les colles (marque allemande et fabriquées en Chine) ne conservent pas les caractéristiques techniques au fil du temps, notamment soumises à variations météorologiques et infiltration inévitable des eaux pluviales.</p>
<p>Dans ce domaine, nous avons une expérience à grande échelle, celle des travaux de réhabilitation de bâtiments dans de grands complexes au cours des années 1980-1990. Une grande partie du travail consistait à isoler de l&#39;extérieur<a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/municipales-a-paris-l-hypocrisie-candidats-logement-213751" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Tours et barres HLM</a>. Cependant, cette isolation s&#39;est rapidement dégradée, les panneaux de polystyrène sublimés (évaporés) et décollés, la laine de roche est devenue humide et a perdu sa valeur isolante, les revêtements isolants se sont fendus, cassés, rouillés et au bout de dix ans sont tombés, au point que ce sont précisément ces bâtiments, réhabilités quinze ans plus tôt, qui ont été les premiers dynamités lors de la mise en œuvre du plan de rénovation urbaine de Borloo de 2003.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Humidité.</span> De même, des dizaines d&#39;observations montrent que les bâtiments basse consommation (BBC) n&#39;offrent les performances thermiques attendues que s&#39;ils sont rigoureusement habités et de facto quasi invivables: il ne faut jamais ouvrir les fenêtres, et s&#39;assurer du bon fonctionnement de la régulation interne de la température et de l&#39;humidité . Les habitants activistes des premières heures des bâtiments de la BBC se fatiguent rapidement et au fil du temps les performances énergétiques réelles se dégradent.</p>
<p>Nous imposerons aux propriétaires de faire cher, économiquement incohérent et sans aucune garantie de durabilité, au nom de la transition énergétique!</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Pourquoi ne pas retourner le chauffage électrique?</h4>
<p>L&#39;objectif étant que le chauffage des bâtiments n&#39;émette plus de CO2, on peut se demander pourquoi personne ne choisit une solution beaucoup plus simple et économique, consistant à remplacer les radiateurs émettant des gaz à effet de serre, du fioul ou du gaz, par un chauffage électrique qui n&#39;en émet aucun. L&#39;utilisation d&#39;électricité, certes combinée à des travaux d&#39;isolation de base peu coûteux appliqués principalement au grenier, produirait l&#39;objectif recherché. Si le passage à l&#39;électricité pour les voitures, les deux-roues motorisés et même les camions de livraison est nécessaire, pourquoi ne le serait-il pas pour le chauffage des maisons? Pour les voitures, cette énergie est fortement subventionnée alors que ses vertus écologiques sont loin d&#39;être démontrées.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>Surtout si la voiture électrique gagne, elle devra augmenter considérablement la capacité de production d&#39;électricité. Par conséquent, puisque l&#39;objectif réel est que le chauffage n&#39;émet plus de CO2, pourquoi ne pas coupler le système de batterie dans la voiture et les radiateurs à accumulation dans la maison? Lorsque certains se rechargent, les autres restituent la chaleur emmagasinée dans les pièces lorsque la voiture roulait, et vice versa. Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>La solution du chauffage électrique, combinée à une isolation limitée et modeste, aurait l&#39;immense avantage de ne pas ruiner les propriétaires. Cependant, il n&#39;est même pas envisagé et ne semble pas attractif car il est entaché par la malheureuse expérience des années 1970, où pour des raisons d&#39;économie de la construction, de nombreuses maisons et immeubles de mauvaise qualité étaient équipés de radiateurs bas de gamme, conduisant les familles modestes à se ruiner pour payer leurs factures Conseil Chauffage. Aujourd&#39;hui, les radiateurs à accumulation restent bon marché mais leurs performances sont bien meilleures et surtout ils sont facilement programmables. De plus, il est possible d&#39;alimenter chaque résidence en micro-installations de production d&#39;électricité.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Isolation globale. </span>Et s&#39;il est vrai que la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas, il ne faut pas croire que l&#39;isolation globale des bâtiments soit vertueuse, car elle contient beaucoup d&#39;énergie «grise», c&#39;est-à-dire intégrée dans les matériaux utilisés isoler, surtout si ces isolateurs doivent être renouvelés car ils se dégradent rapidement, comme tout le suggère, contrairement à ce que prétendent les industriels du secteur.</p>
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		<title>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Conseil-Chauffage]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 16:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chauffage au Fioul]]></category>
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					<description><![CDATA[Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant rénovation thermique des bâtiments. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils ... <p class="read-more-container"><a title="Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie" class="read-more button" href="https://conseil-chauffage.com/renovation-energetique-imposer-des-travaux-de-fait-non-amortissables-serait-une-mesure-de-spoliation-economie-2/#more-2699" aria-label="Plus sur Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie">Lire l'Article</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</h1>
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<p>On le voit poindre de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/renovation-energetique-eternelle-promesse-toujours-decue-218742" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rénovation thermique des bâtiments</a>. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils réalisent de lourds travaux d&#39;isolation des bâtiments dits «globaux». Si cette politique devait être prévue dans la loi de transition énergétique de 2015, les conditions de son application devraient être resserrées et les exonérations réduites.</p>
<p>En plus des subventions et déductions fiscales existantes, mais dont les plafonds de ressources sont si bas qu&#39;ils excluent effectivement les ménages qui auraient les moyens de réaliser les travaux visés, selon les scénarios envisagés, des mesures coercitives pourraient aller jusqu&#39;à &amp; # 39; interdiction de louer des logements mal isolés, au risque d&#39;aggraver la pénurie d&#39;approvisionnement dans les zones tendues et d&#39;accentuer le marasme immobilier dans les zones décontractées. Les mesures proposées concerneraient également une augmentation <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/climat-il-est-illusoire-penser-que-mesures-coercitives-ne-sont-pas-219013" target="_blank" rel="noopener noreferrer">taxe de propriété</a> pour ces mêmes logements et une augmentation significative des droits de mutation lors de la vente de ces biens. Il est également envisagé, pour les propriétaires dont les revenus sont trop faibles, même avec des incitations fiscales renforcées, de créer un fonds accessible aux organismes publics de logement. Ces derniers achèteraient ainsi des maisons dont les propriétaires ne pourraient assumer les travaux de mise aux normes énergétiques.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">La prescription de travaux aux propriétaires constituerait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui rendrait précaire la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par l&#39;épargne à long terme investie dans l&#39;immobilier</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Ponts thermiques. </span>Comme nous le savons, un tel travail n&#39;est pas économiquement amortissable: combien de temps faut-il pour qu&#39;une économie (généralement faible) sur la consommation d&#39;énergie rembourse la mise initiale? Si l&#39;on raisonne à coût énergétique constant, on voit que les travaux comprennent l&#39;isolation thermique de l&#39;extérieur (ITE), <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/batiments-a-energie-positive-produisent-plus-d-energie-qu-ils-n-en-204680" target="_blank" rel="noopener noreferrer">censé éviter les ponts thermiques</a>, ne sont amortissables que sur plusieurs décennies. Selon le site militant QuelleEnergie.fr, il faut au maximum vingt ans, en prenant les paramètres les plus favorables, pour rembourser les économies d&#39;énergie réalisées pour la quantité de travail.</p>
<p>En réalité, pour la plupart des ménages, cette période de récupération est souvent d&#39;un demi-siècle ou plus. Qui veut sacrifier une grande partie de son épargne pour le reste de sa vie ou s&#39;endetter, même avec un coup de pouce du gouvernement, pour un si mauvais investissement?</p>
<p>Oui, mais selon les partisans de ces mesures, elle ne devrait pas être raisonnée en termes d&#39;intérêts matériels individuels mais du bien commun climatique. Et personne ne peut nier que la décarbonisation de l&#39;économie est une priorité. Mais les mesures envisagées vont plus loin et n&#39;explorent pas toutes les pistes possibles. Pour les militants écologistes qui promeuvent cette solution, il s&#39;agit de soustraire une part importante des revenus des riches (<a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/thibault-muzergues-coronavirus-pourrait-polariser-plus-encore-tensions-215152" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les baby-boomers, c&#39;est-à-dire les anciens et méchants propriétaires immobiliers, selon l&#39;idéologie de la lutte des générations</a>) du circuit consommateur pour les contraindre à geler leurs économies actuelles et futures en travaux d&#39;isolation. En effet, pour les adeptes de la frugalité, les bâtiments basse consommation (BBC) semblent dotés d&#39;au moins trois vertus: ils réduisent la quantité d&#39;énergie fossile utilisée pour chauffer les bâtiments, ils immobilisent le capital à long terme, le soustraient à la financiarisation, et ils brisent les circuits économiques mondialisés, les travaux sur les bâtiments n&#39;étant (apparemment) pas délocalisables.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Dommages à la propriété et risque de jacquerie</h4>
<p>Les mesures de rénovation thermique des bâtiments que le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre pour suivre les recommandations du <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/convention-citoyenne-climat-emmanuel-macron-dans-piege-referendum-218995" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention du citoyen sur le climat</a> (où la sensibilité environnementale a eu une influence) et aussi de couper l&#39;herbe sous les pieds des écologistes pour les prochaines élections, auront des répercussions sociales et politiques considérables et leur acceptabilité sociale semble incertaine.</p>
<p>Jouant tant d&#39;incitations (certaines subventions et exonérations fiscales, mais en déclinant qu&#39;elles ne rendent pas l&#39;investissement attractif) celle des sanctions et pénalités, elles s&#39;apparentent à ce que Ségolène Royal avait appelé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/ecocide-menace-d-populisme-ecolo-219020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&quot;Écologie punitive&quot;</a>, dont le mouvement des gilets jaunes réagissant à l&#39;augmentation des taxes sur le diesel et au resserrement du contrôle continu des véhicules avait montré ce qu&#39;en pensent les citoyens. Imposer de telles mesures aux bâtiments dont la classification énergétique serait mauvaise risque de déclencher une vague considérable de protestations car cela affaiblira une fois de plus le petit capital immobilier de ceux qui ne pourraient pas le constituer. En effet, prescrire du travail aux propriétaires serait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui assurerait la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par des économies à long terme investies dans l&#39;immobilier pour vivre soi-même ou louer quand la retraite est arrivée.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Amortissement. </span>L&#39;immobilier est déjà taxé six fois: à l&#39;acquisition et à la revente (droits d&#39;enregistrement et de transfert, et sur les plus-values ​​en dehors de la résidence principale), sur la propriété (impôt foncier et <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/impot-fortune-immobiliere-ifi-nue-propriete-choix-coupable-217398" target="_blank" rel="noopener noreferrer">impôt sur la fortune foncière</a>) et de transmission (droits de succession) alors que la simple possession d&#39;un tel bien ne produit rien en soi, et s&#39;il est exploité par la location, le rendement global après prélèvements est très faible en France. Obliger ces propriétaires à effectuer des travaux qui ne sont pas amortissables dans un délai raisonnable et qui, de plus, se détérioreront avec le temps, serait une mesure de spoliation. Ce n&#39;est pas le meilleur moyen de parvenir à la paix sociale.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Il faut explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer à un prix exorbitant une réduction de la quantité d&#39;énergie à chauffer</p>
<p>L&#39;objectif principal et légitime étant de ne plus produire de CO2, une autre solution existe: un changement d&#39;énergie non émettrice, utilisée pour le chauffage, qui permettrait d&#39;obtenir le résultat souhaité. Nous devons explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer un prix exorbitant sur la réduction de la quantité d&#39;énergie nécessaire au chauffage. Ne pas explorer cette piste, c&#39;est décider d&#39;élargir un peu plus l&#39;écart entre un bloc de dirigeants composé d&#39;une élite technocratique influencée par l&#39;intelligentsia progressiste devenu écologique, et le bloc des classes moyennes qui ne veut pas faire les frais des perceptions et des engouements de ceux qui se proclament les seuls défenseurs d&#39;un avenir vivable.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">L&#39;isolement mondial est-il pertinent?</h4>
<p>Les mesures prévues visent à réduire de manière significative la consommation d&#39;énergie des bâtiments anciens afin de les aligner sur les normes BBC en vigueur pour les nouveaux bâtiments. Mais la pertinence technique de cet objectif est douteuse. De gros travaux d&#39;isolation globale sur les six côtés d&#39;un bâtiment se font aujourd&#39;hui en recouvrant les murs en collant des panneaux de polystyrène ou de polyuréthane expansé recouvert d&#39;un enduit. Sans même parler de la catastrophe architecturale que représente cette destruction systématique du matériau et de la texture des façades, cette solution n&#39;offre aucune garantie de durabilité et de stabilité. Un panneau en polystyrène, le plus souvent produit en Pologne, de faible densité pour offrir un bon coefficient d&#39;isolation, est fragile, cassant, écrasable, et les colles (marque allemande et fabriquées en Chine) ne conservent pas les caractéristiques techniques au fil du temps, notamment soumises à variations météorologiques et infiltration inévitable des eaux pluviales.</p>
<p>Dans ce domaine, nous avons une expérience à grande échelle, celle des travaux de réhabilitation de bâtiments dans de grands complexes au cours des années 1980-1990. Une grande partie du travail consistait à isoler de l&#39;extérieur<a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/municipales-a-paris-l-hypocrisie-candidats-logement-213751" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Tours et barres HLM</a>. Cependant, cette isolation s&#39;est rapidement dégradée, les panneaux de polystyrène sublimés (évaporés) et décollés, la laine de roche est devenue humide et a perdu sa valeur isolante, les revêtements isolants se sont fendus, cassés, rouillés et au bout de dix ans sont tombés, au point que ce sont précisément ces bâtiments, réhabilités quinze ans plus tôt, qui ont été les premiers dynamités lors de la mise en œuvre du plan de rénovation urbaine de Borloo de 2003.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Humidité.</span> De même, des dizaines d&#39;observations montrent que les bâtiments basse consommation (BBC) n&#39;offrent les performances thermiques attendues que s&#39;ils sont rigoureusement habités et de facto quasi invivables: il ne faut jamais ouvrir les fenêtres, et s&#39;assurer du bon fonctionnement de la régulation interne de la température et de l&#39;humidité . Les habitants activistes des premières heures des bâtiments de la BBC se fatiguent rapidement et au fil du temps les performances énergétiques réelles se dégradent.</p>
<p>Nous imposerons aux propriétaires de faire cher, économiquement incohérent et sans aucune garantie de durabilité, au nom de la transition énergétique!</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Pourquoi ne pas retourner le chauffage électrique?</h4>
<p>L&#39;objectif étant que le chauffage des bâtiments n&#39;émette plus de CO2, on peut se demander pourquoi personne ne choisit une solution beaucoup plus simple et économique, consistant à remplacer les radiateurs émettant des gaz à effet de serre, du fioul ou du gaz, par un chauffage électrique qui n&#39;en émet aucun. L&#39;utilisation d&#39;électricité, certes combinée à des travaux d&#39;isolation de base peu coûteux appliqués principalement au grenier, produirait l&#39;objectif recherché. Si le passage à l&#39;électricité pour les voitures, les deux-roues motorisés et même les camions de livraison est nécessaire, pourquoi ne le serait-il pas pour le chauffage des maisons? Pour les voitures, cette énergie est fortement subventionnée alors que ses vertus écologiques sont loin d&#39;être démontrées.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>Surtout si la voiture électrique gagne, elle devra augmenter considérablement la capacité de production d&#39;électricité. Par conséquent, puisque l&#39;objectif réel est que le chauffage n&#39;émet plus de CO2, pourquoi ne pas coupler le système de batterie dans la voiture et les radiateurs à accumulation dans la maison? Lorsque certains se rechargent, les autres restituent la chaleur emmagasinée dans les pièces lorsque la voiture roulait, et vice versa. Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>La solution du chauffage électrique, combinée à une isolation limitée et modeste, aurait l&#39;immense avantage de ne pas ruiner les propriétaires. Cependant, il n&#39;est même pas envisagé et ne semble pas attractif car il est entaché par la malheureuse expérience des années 1970, où pour des raisons d&#39;économie de la construction, de nombreuses maisons et immeubles de mauvaise qualité étaient équipés de radiateurs bas de gamme, conduisant les familles modestes à se ruiner pour payer leurs factures Conseil Chauffage. Aujourd&#39;hui, les radiateurs à accumulation restent bon marché mais leurs performances sont bien meilleures et surtout ils sont facilement programmables. De plus, il est possible d&#39;alimenter chaque résidence en micro-installations de production d&#39;électricité.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Isolation globale. </span>Et s&#39;il est vrai que la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas, il ne faut pas croire que l&#39;isolation globale des bâtiments soit vertueuse, car elle contient beaucoup d&#39;énergie «grise», c&#39;est-à-dire intégrée dans les matériaux utilisés isoler, surtout si ces isolateurs doivent être renouvelés car ils se dégradent rapidement, comme tout le suggère, contrairement à ce que prétendent les industriels du secteur.</p>
</p></div>
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		<title>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Conseil-Chauffage]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 12:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chauffage au Fioul]]></category>
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					<description><![CDATA[Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie On le voit éclore par de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant rénovation thermique des bâtiments. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, ... <p class="read-more-container"><a title="Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie" class="read-more button" href="https://conseil-chauffage.com/renovation-energetique-imposer-des-travaux-de-fait-non-amortissables-serait-une-mesure-de-spoliation-economie/#more-2698" aria-label="Plus sur Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie">Lire l'Article</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>Rénovation énergétique: imposer des travaux de fait non amortissables serait une mesure de spoliation – Economie</h1>
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<p>On le voit éclore par de multiples indices et le discours du président de la République du 14 juin l&#39;évoque: le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre des mesures contraignantes concernant <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/renovation-energetique-eternelle-promesse-toujours-decue-218742" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rénovation thermique des bâtiments</a>. Il s&#39;agira, au nom de la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de CO2, d&#39;exiger en priorité des propriétaires, propriétaires occupants par la suite, qu&#39;ils réalisent de lourds travaux d&#39;isolation des bâtiments dits «globaux». Si cette politique devait être prévue dans la loi de transition énergétique de 2015, les conditions de son application devraient être resserrées et les exonérations réduites.</p>
<p>En plus des subventions et déductions fiscales existantes, mais dont les plafonds de ressources sont si bas qu&#39;ils excluent effectivement les ménages qui auraient les moyens de réaliser les travaux visés, selon les scénarios envisagés, des mesures coercitives pourraient aller jusqu&#39;à &amp; # 39; interdiction de louer des logements mal isolés, au risque d&#39;aggraver la pénurie d&#39;approvisionnement dans les zones tendues et d&#39;accentuer le marasme immobilier dans les zones décontractées. Les mesures proposées concerneraient également une augmentation <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/climat-il-est-illusoire-penser-que-mesures-coercitives-ne-sont-pas-219013" target="_blank" rel="noopener noreferrer">taxe de propriété</a> pour ces mêmes logements et une augmentation significative des droits de mutation lors de la vente de ces biens. Il est également envisagé, pour les propriétaires dont les revenus sont trop bas, même avec des incitations fiscales renforcées, de créer un fonds à la disposition des organismes publics de logement. Ces derniers achèteraient ainsi des maisons dont les propriétaires ne pourraient assumer les travaux de mise aux normes énergétiques.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">La prescription de travaux aux propriétaires constituerait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui rendrait précaire la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par l&#39;épargne à long terme investie dans l&#39;immobilier</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Ponts thermiques. </span>Comme nous le savons, un tel travail n&#39;est pas économiquement amortissable: combien de temps faut-il pour qu&#39;une économie (généralement faible) sur la consommation d&#39;énergie rembourse la mise initiale? Si l&#39;on raisonne à coût énergétique constant, on voit que les travaux comprennent l&#39;isolation thermique de l&#39;extérieur (ITE), <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/batiments-a-energie-positive-produisent-plus-d-energie-qu-ils-n-en-204680" target="_blank" rel="noopener noreferrer">censé éviter les ponts thermiques</a>, ne sont amortissables que sur plusieurs décennies. Selon le site militant QuelleEnergie.fr, il faut au maximum vingt ans, en prenant les paramètres les plus favorables, pour rembourser les économies d&#39;énergie réalisées pour la quantité de travail.</p>
<p>En réalité, pour la plupart des ménages, cette période de récupération est souvent d&#39;un demi-siècle ou plus. Qui veut sacrifier une grande partie de son épargne pour le reste de sa vie ou s&#39;endetter, même avec un coup de pouce du gouvernement, pour un si mauvais investissement?</p>
<p>Oui, mais selon les partisans de ces mesures, elle ne devrait pas être raisonnée en termes d&#39;intérêts matériels individuels mais du bien commun climatique. Et personne ne peut nier que la décarbonisation de l&#39;économie est une priorité. Mais les mesures envisagées vont plus loin et n&#39;explorent pas toutes les pistes possibles. Il s&#39;agit, pour les militants écologistes promouvant cette solution, de soustraire une partie importante des revenus des propriétaires (<a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/thibault-muzergues-coronavirus-pourrait-polariser-plus-encore-tensions-215152" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les baby-boomers, c&#39;est-à-dire les anciens et méchants propriétaires immobiliers, selon l&#39;idéologie de la lutte des générations</a>) du circuit consommateur pour les contraindre à geler leurs économies actuelles et futures en travaux d&#39;isolation. En effet, pour les adeptes de la frugalité, les bâtiments basse consommation (BBC) semblent dotés d&#39;au moins trois vertus: ils réduisent la quantité d&#39;énergie fossile utilisée pour chauffer les bâtiments, ils immobilisent le capital à long terme, le soustraient à la financiarisation, et ils brisent les circuits économiques mondialisés, les travaux sur les bâtiments n&#39;étant (apparemment) pas délocalisables.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Dommages à la propriété et risque de jacquerie</h4>
<p>Les mesures de rénovation thermique des bâtiments que le gouvernement s&#39;apprête à mettre en œuvre pour suivre les recommandations du <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/convention-citoyenne-climat-emmanuel-macron-dans-piege-referendum-218995" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Convention du citoyen sur le climat</a> (où la sensibilité environnementale a eu une influence) et aussi de couper l&#39;herbe sous les pieds des écologistes pour les prochaines élections, auront des répercussions sociales et politiques considérables et leur acceptabilité sociale semble incertaine.</p>
<p>Jouant tant d&#39;incitations (certaines subventions et exonérations fiscales, mais en déclinant qu&#39;elles ne rendent pas l&#39;investissement attractif) celle des sanctions et pénalités, elles s&#39;apparentent à ce que Ségolène Royal avait appelé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/politique/ecocide-menace-d-populisme-ecolo-219020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&quot;Écologie punitive&quot;</a>, dont le mouvement des gilets jaunes réagissant à l&#39;augmentation des taxes sur le diesel et au resserrement du contrôle continu des véhicules avait montré ce qu&#39;en pensent les citoyens. Imposer de telles mesures aux bâtiments dont la classification énergétique serait mauvaise risque de déclencher une vague considérable de protestations car cela affaiblira une fois de plus le petit capital immobilier de ceux qui ne pourraient pas le constituer. En effet, prescrire du travail aux propriétaires serait une atteinte supplémentaire au droit de propriété qui assurerait la situation de ceux qui tentent de lutter contre la précarité de leur condition sociale et professionnelle par des économies à long terme investies dans l&#39;immobilier pour vivre soi-même ou louer quand la retraite est arrivée.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Amortissement. </span>L&#39;immobilier est déjà taxé six fois: à l&#39;acquisition et à la revente (droits d&#39;enregistrement et de transfert, et sur les plus-values ​​en dehors de la résidence principale), sur la propriété (impôt foncier et <a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/impot-fortune-immobiliere-ifi-nue-propriete-choix-coupable-217398" target="_blank" rel="noopener noreferrer">impôt sur la fortune foncière</a>) et de transmission (droits de succession) alors que la simple possession d&#39;un tel bien ne produit rien en soi, et s&#39;il est exploité par la location, le rendement global après prélèvements est très faible en France. Obliger ces propriétaires à effectuer des travaux qui ne sont pas amortissables dans un délai raisonnable et qui, de plus, se détérioreront avec le temps, serait une mesure de spoliation. Ce n&#39;est pas le meilleur moyen de parvenir à la paix sociale.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Il faut explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer à un prix exorbitant une réduction de la quantité d&#39;énergie à chauffer</p>
<p>L&#39;objectif principal et légitime étant de ne plus produire de CO2, une autre solution existe: un changement d&#39;énergie non émettrice, utilisée pour le chauffage, qui permettrait d&#39;obtenir le résultat souhaité. Nous devons explorer la voie du changement énergétique avant d&#39;imposer un prix exorbitant sur la réduction de la quantité d&#39;énergie nécessaire au chauffage. Ne pas explorer cette piste, c&#39;est décider d&#39;élargir un peu plus l&#39;écart entre un bloc de dirigeants composé d&#39;une élite technocratique influencée par l&#39;intelligentsia progressiste devenu écologique, et le bloc des classes moyennes qui ne veut pas faire les frais des perceptions et des engouements de ceux qui se proclament les seuls défenseurs d&#39;un avenir vivable.</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">L&#39;isolement mondial est-il pertinent?</h4>
<p>Les mesures prévues visent à réduire de manière significative la consommation d&#39;énergie des bâtiments anciens afin de les aligner sur les normes BBC en vigueur pour les nouveaux bâtiments. Mais la pertinence technique de cet objectif est douteuse. De gros travaux d&#39;isolation globale sur les six côtés d&#39;un bâtiment se font aujourd&#39;hui en recouvrant les murs en collant des panneaux de polystyrène ou de polyuréthane expansé recouvert d&#39;un enduit. Sans même parler de la catastrophe architecturale que représente cette destruction systématique du matériau et de la texture des façades, cette solution n&#39;offre aucune garantie de durabilité et de stabilité. Un panneau en polystyrène, produit en Pologne la plupart du temps, de faible densité pour offrir un bon coefficient d&#39;isolation, est fragile, cassant, écrasable, que les colles (marque allemande et fabriquées en Chine) ne conservent pas leurs caractéristiques techniques par temps, particulièrement soumis aux variations météorologiques et à l&#39;infiltration inévitable des eaux pluviales.</p>
<p>Dans ce domaine, nous avons une expérience à grande échelle, celle des travaux de réhabilitation de bâtiments dans de grands complexes au cours des années 1980-1990. Une grande partie du travail consistait à isoler de l&#39;extérieur<a href="https://www.lopinion.fr/edition/economie/municipales-a-paris-l-hypocrisie-candidats-logement-213751" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Tours et barres HLM</a>. Cependant, cette isolation s&#39;est rapidement dégradée, les panneaux de polystyrène sublimés (évaporés) et décollés, la laine de roche est devenue humide et a perdu sa valeur isolante, les revêtements isolants se sont fendus, cassés, rouillés et au bout de dix ans sont tombés, au point que ce sont précisément ces bâtiments, réhabilités quinze ans plus tôt, qui ont été les premiers dynamités lors de la mise en œuvre du plan de rénovation urbaine de Borloo de 2003.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Humidité.</span> De même, des dizaines d&#39;observations montrent que les bâtiments basse consommation (BBC) n&#39;offrent les performances thermiques attendues que s&#39;ils sont rigoureusement habités et de facto quasi invivables: il ne faut jamais ouvrir les fenêtres, s&#39;assurer du bon fonctionnement de la régulation interne de la température et de l&#39;humidité. Les habitants activistes des premières heures des bâtiments de la BBC se fatiguent rapidement et au fil du temps les performances énergétiques réelles se dégradent.</p>
<p>Nous imposerons aux propriétaires de faire cher, économiquement incohérent et sans aucune garantie de durabilité, au nom de la transition énergétique!</p>
<h4 class="wysiwyg_format--puce-orange">Pourquoi ne pas retourner le chauffage électrique?</h4>
<p>L&#39;objectif étant que le chauffage des bâtiments n&#39;émette plus de CO2, on peut se demander pourquoi personne ne choisit une solution beaucoup plus simple et économique, consistant à remplacer les radiateurs émettant des gaz à effet de serre, du fioul ou du gaz, par un chauffage électrique qui n&#39;en émet aucun. L&#39;utilisation d&#39;électricité, certes combinée à des travaux d&#39;isolation de base peu coûteux appliqués principalement au grenier, produirait l&#39;objectif recherché. Si le passage à l&#39;électricité pour les voitures, les deux-roues motorisés et même les camions de livraison est nécessaire, pourquoi ne le serait-il pas pour le chauffage des maisons? Pour les voitures, cette énergie est fortement subventionnée alors que ses vertus écologiques sont loin d&#39;être démontrées.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>Surtout si la voiture électrique gagne, elle devra augmenter considérablement la capacité de production d&#39;électricité. Par conséquent, puisque l&#39;objectif réel est que le chauffage n&#39;émet plus de CO2, pourquoi ne pas coupler le système de batterie dans la voiture et les radiateurs à accumulation dans la maison? Lorsque certains se rechargent, les autres restituent la chaleur emmagasinée dans les pièces lorsque la voiture roulait, et vice versa. Pourquoi habiller la voiture électrique de toutes les vertus et interdire le chauffage électrique des bâtiments, alors que les transports et les résidences représentent chacun la même part (environ 30%) de la consommation énergétique nationale?</p>
<p>La solution du chauffage électrique, combinée à une isolation limitée et modeste, aurait l&#39;immense avantage de ne pas ruiner les propriétaires. Cependant, il n&#39;est même pas envisagé et ne semble pas attractif car il est entaché par la malheureuse expérience des années 1970, où pour des raisons d&#39;économie de la construction, de nombreuses maisons et immeubles de mauvaise qualité étaient équipés de radiateurs bas de gamme, conduisant les familles modestes à se ruiner pour payer leurs factures Conseil Chauffage. Aujourd&#39;hui, les radiateurs à accumulation restent bon marché mais leurs performances sont bien meilleures et surtout ils sont facilement programmables. De plus, il est possible d&#39;alimenter chaque résidence en micro-installations de production d&#39;électricité.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Isolation globale. </span>Et s&#39;il est vrai que la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas, il ne faut pas croire que l&#39;isolation globale des bâtiments soit vertueuse, car elle contient beaucoup d&#39;énergie «grise», c&#39;est-à-dire intégrée dans les matériaux utilisés isoler, surtout si ces isolateurs doivent être renouvelés car ils se dégradent rapidement, comme tout le suggère, contrairement à ce que prétendent les industriels du secteur.</p>
</p></div>
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		<title>« Le futur démantèlement d’Conseil Chauffage serait une spoliation d’un bien public sans amélioration du service rendu »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Conseil-Chauffage]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 09:20:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chauffage au Fioul]]></category>
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					<description><![CDATA[« Le futur démantèlement d’Conseil Chauffage serait une spoliation d’un bien public sans amélioration du service rendu » Qu&#39;est-ce que le projet Hercule, présenté par le gouvernement comme une &#34;nouvelle réglementation économique nucléaire&#34;, et critiqué comme un démantèlement et une privatisation du service public de l&#39;énergie? François Dos Santos: (1) Le projet Hercule découpe Conseil Chauffage en deux parties. D&#39;une part, l&#39;énergie nucléaire et l&#39;énergie thermique sont mises à l&#39;épreuve &#8211; gaz, centrales au charbon, turbines à ... <p class="read-more-container"><a title="« Le futur démantèlement d’Conseil Chauffage serait une spoliation d’un bien public sans amélioration du service rendu »" class="read-more button" href="https://conseil-chauffage.com/le-futur-demantelement-dconseil-chauffage-serait-une-spoliation-dun-bien-public-sans-amelioration-du-service-rendu/#more-460" aria-label="Plus sur « Le futur démantèlement d’Conseil Chauffage serait une spoliation d’un bien public sans amélioration du service rendu »">Lire l'Article</a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>« Le futur démantèlement d’Conseil Chauffage serait une spoliation d’un bien public sans amélioration du service rendu »</h1>
<p></p>
<div itemprop="articleBody">
<p><strong>Qu&#39;est-ce que le projet Hercule, présenté par le gouvernement comme une &quot;nouvelle réglementation économique nucléaire&quot;, et critiqué comme un démantèlement et une privatisation du service public de l&#39;énergie?</strong></p>
<p><strong>François Dos Santos:</strong><span class="spip_note_ref">  (<a href="#nb323-1" class="spip_note" rel="footnote" title="François Dos Santos a été élu membre (CGT) en du Comité central d’entreprise (...)" id="nh323-1">1</a>)</span> Le projet Hercule découpe Conseil Chauffage en deux parties. D&#39;une part, l&#39;énergie nucléaire et l&#39;énergie thermique sont mises à l&#39;épreuve &#8211; gaz, centrales au charbon, turbines à combustion &#8211; regroupées en une entité «bleue» qui appartiendrait à 100% à l&#39;État. De l&#39;autre, nous créons une société, dont le nom de code est &quot;vert&quot;, dans laquelle nous plaçons Enedis (distribution), Conseil Chauffage Renouvelables, Dalkia (filiale d&#39;Conseil Chauffage), Conseil Chauffage à l&#39;étranger et en Corse, certaines activités internationales, ainsi que direction commerciale &#8211; les 8 500 collaborateurs qui gèrent les contrats de facturation et d&#39;électricité en France. Cette entreprise &quot;verte&quot; pourrait être privatisée à hauteur de 35% du capital. Reste une inconnue: dans quelle entité se situera l&#39;hydroélectricité (10% de la production en France, note), lorsqu&#39;il s&#39;agit de privatiser des concessions de barrages? J&#39;ai posé la question. On ne m&#39;a jamais répondu.</p>
<p><strong>Pourquoi cette rupture et cette ouverture au capital sont-elles problématiques?</strong></p>
<p>Les activités placées dans la holding «verte», qui seront partiellement privatisées, ont la même caractéristique: la plupart des revenus y sont garantis. Prenez Enedis, qui distribue et gère les concessions &#8211; les stations de transformation qui apportent l&#39;électricité à votre domicile via un réseau aérien ou souterrain. Le tarif d&#39;utilisation des réseaux publics d&#39;électricité est négocié tous les quatre ans. Enedis sait donc combien elle collectera par kilowattheure (kWh) acheminé sur le réseau au cours de ces années, elle a une visibilité sur les revenus. Prenez Dalkia, qui gère les délégations de service public pour les réseaux de chaleur, comme le chauffage urbain ou la géothermie. Ici aussi, contracter avec une communauté signifie un revenu garanti.</p>
<p>Conseil Chauffage Renouvelable exploite des parcs photovoltaïques ou éoliens, sous contrat avec le gouvernement français dans le cadre d&#39;appels d&#39;offres dont les prix sont garantis quinze ans pour l&#39;éolien et vingt ans pour le photovoltaïque. Encore une fois, l&#39;entreprise a une bonne visibilité sur les revenus. Conseil Chauffage Outre-mer et en Corse, c&#39;est assez simple: Conseil Chauffage y maintient un monopole virtuel, synonyme de revenus garantis. Pour toutes ces activités, il y a donc une grande visibilité sur le chiffre d&#39;affaires. Il est beaucoup plus facile de valoriser sur les marchés financiers!</p>
<p><strong>Qu&#39;en est-il de l&#39;entité «bleue», qui restera publique?</strong></p>
<p>Côté «bleu», le nucléaire ne bénéficie pas d&#39;un revenu garanti puisqu&#39;il est soumis aux fluctuations du marché de gros de l&#39;électricité. Le prix d&#39;un seul mégawatt-heure (MWh) en bourse peut aller du simple au double. Il était, par exemple, à 70 euros au début de la décennie, pour tomber en dessous de 35 euros en 2016 et 2017. Ce n&#39;est pas le cas des énergies renouvelables qui bénéficient d&#39;un prix d&#39;achat garanti grâce à une subvention de l&#39;État. Cela pose un vrai problème lorsque vous investissez: le nucléaire est un actif qui nécessite de gros investissements initiaux et pendant la durée de vie &#8211; une centrale produira pendant cinquante, voire soixante ans &#8211; lorsque vous ne connaissez pas les prix de vente l &amp; # 39; Suivant année. Il n&#39;est donc pas certain que l&#39;actif sera rentable sur toute sa durée de vie.</p>
<p>C&#39;est pourquoi aucune nouvelle centrale nucléaire, qu&#39;elle soit nucléaire, gazière ou même hydroélectrique, ne se construit en France: elle n&#39;a pas de garantie de prix. Seule exception dans les énergies fossiles, le cycle combiné de gaz Landivisiau, soutenu par Conseil Chauffage, sera ainsi construit grâce à une subvention sur vingt ans versée par &#8230; Conseil Chauffage! Si les énergies renouvelables progressent, c&#39;est parce qu&#39;elles bénéficient d&#39;un tarif subventionné, avec une période d&#39;amortissement beaucoup plus courte: un parc éolien ou photovoltaïque vivra vingt ans. Il est facile à construire lorsque l&#39;État vous garantit des revenus sur la durée de vie de l&#39;actif.</p>
<p><strong>Le projet Hercule doit être achevé d&#39;ici l&#39;été 2020. Pourquoi maintenant?</strong></p>
<p>Conseil Chauffage reste actuellement le principal producteur en France. D&#39;autres fournisseurs d&#39;énergie, comme Leclerc ou Conseil Chauffage Direct Energie, produisent très peu d&#39;électricité par eux-mêmes. Ils doivent l&#39;acheter auprès d&#39;Conseil Chauffage. Il leur est donc difficile de proposer un prix moins cher et ainsi de gagner des parts de marché sur Conseil Chauffage. Sur une facture, la structure des coûts est quasiment la même quel que soit le concurrent: taxes, coût d&#39;accès au réseau &#8211; qui finance son entretien, les réparations après une tempête, le remplacement des compteurs, etc. -, et l&#39;énergie proprement dite, la l&#39;électricité sortant de l&#39;usine, représentant chacun environ un tiers de la facture finale. Les coûts commerciaux et donc la marge spécifique à chaque fournisseur ne représentent que 5% à 10% du prix.</p>
<p>Avec ses propres capacités de production, Conseil Chauffage dispose d&#39;un avantage concurrentiel. Pour qu&#39;il y ait concurrence sur le marché de détail, nous avons inventé en 2010 le système &quot;Arenh&quot; (Accès réglementé à l&#39;électricité nucléaire historique, mis en place sous mandat de Sarkozy, ndlr): Conseil Chauffage doit céder à bas prix un le quart de sa production nucléaire à ses concurrents afin qu&#39;ils puissent le vendre au détail et lui voler des clients. C&#39;est donc Conseil Chauffage qui, en fait, subventionne ses concurrents en attendant qu&#39;ils acquièrent leurs propres moyens de production.</p>
<p>Le système «Arenh» doit prendre fin en 2025. À cette date, les fournisseurs privés doivent avoir leur propre capacité de production. Une &quot;concurrence libre et non faussée&quot; devrait donc exister. Problème: peu de choses ont été construites. Conseil Chauffage possède quelques centrales au gaz, mais il n&#39;est pas dans son intérêt économique ou climatique de les exploiter si leur coût d&#39;exploitation est supérieur au prix du marché. Il vaut mieux acheter de l&#39;électricité sur le marché de gros que d&#39;exploiter une centrale électrique à combustible fossile. Seul Conseil Chauffage (Ex GDF, privatisé, ndlr) a un réel avantage avec ses barrages hydroélectriques, qui ont un faible coût d&#39;exploitation.</p>
<p>Ainsi, pour eux, le projet Hercule est formidable: Conseil Chauffage en tant que fournisseur d&#39;énergie &#8211; la holding «verte» &#8211; sera dans la même position que ses concurrents, car il devra acheter l&#39;essentiel de son électricité à Conseil Chauffage «bleu». Hercules est donc un dispositif permettant aux fournisseurs privés de se développer.</p>
<p><strong>Cela signifie-t-il que les nouveaux prestataires privés bénéficieront en fait des énormes masses d&#39;argent public dépensées dans le passé, en particulier dans les centrales nucléaires?</strong></p>
<p>Oui, cette libéralisation est une imposture car elle repose essentiellement sur un détournement de la rente lié aux capacités de production d’Conseil Chauffage. Les actionnaires sont également autorisés à reverser du capital aux activités qui génèrent les bénéfices les plus rapides. Les pouvoirs publics sont invités à soutenir les investissements de long terme et à privatiser le fruit de ce risque financier, dont bénéficieront tous les fournisseurs d&#39;énergie, et non plus seulement Conseil Chauffage en tant que service public.</p>
<p>Il est à noter qu&#39;il n&#39;est pas très compliqué de devenir un fournisseur d&#39;électricité &quot;alternatif&quot;. Vous installez quatre commerçants dans une pièce qui achètent de l&#39;électricité en gros en fonction des fluctuations du marché, et un chef dans une autre pièce qui gère un contrat de sous-traitance avec un call center offshore, qui va approcher les clients.</p>
<p><strong>Le projet Hercule constitue-t-il une menace pour les employés?</strong></p>
<p>Le modèle économique et social des activités d’Conseil Chauffage n’aura plus d’avenir. Aujourd&#39;hui, tous ses conseillers clientèle sont basés en France. Le projet Hercule signifie un plan social dans les années à venir et un emploi précaire. C&#39;est déjà le cas avec la fermeture des bureaux de vente locaux. De plus en plus d&#39;activités téléphoniques sont externalisées.</p>
<p><strong>Quelles seront les conséquences du démantèlement d&#39;Conseil Chauffage pour les utilisateurs?</strong></p>
<p>Il s&#39;agit d&#39;une spoliation d&#39;un bien public sans amélioration du service rendu aux utilisateurs. Les réductions tarifaires ne sont pas à l&#39;ordre du jour, ni l&#39;amélioration du service local. Quels seront les effets lorsque les actionnaires privés voudront retirer leurs dividendes de l&#39;entité la plus rentable? Cette question doit être posée à ceux qui portent ce dossier.</p>
<p><strong>Face à ce risque de démantèlement du service public de l&#39;énergie, pensez-vous que les services publics locaux sont une alternative pour intégrer plus facilement les utilisateurs dans leur gestion?</strong></p>
<p>Aujourd&#39;hui, le réseau électrique est organisé au niveau national et joue sur la solidarité. La région Rhône-Alpes, par exemple, avec ses barrages et ses centrales nucléaires, produit plus d&#39;électricité qu&#39;elle n&#39;en consomme. A l&#39;inverse, la Bretagne produit très peu et consomme beaucoup. C&#39;est également le cas de l&#39;Île-de-France, qui possède peu de centrales nucléaires sur son territoire, et aucune du tout. Un réseau national équilibre cela en fournissant aux régions déficitaires l&#39;électricité dont elles ont besoin. La question se pose également pour les énergies renouvelables: il y a plus de soleil au sud qu&#39;au nord, certaines régions sont plus venteuses que d&#39;autres. La solidarité territoriale s&#39;explique facilement et présente un intérêt. Cela plaide pour une implantation nationale des moyens de production.</p>
<p>C&#39;est pour éviter que cette décentralisation ne se transforme en concurrence entre territoires: ceux qui ont beaucoup de ressources renouvelables &#8211; rivières, soleil &#8230; &#8211; vont gérer les ouvrages à leur avantage, ceux qui en ont peu seront en difficulté. Ce n&#39;est pas un moyen de renforcer la cohésion nationale. Je défends davantage un modèle où il y aurait un comité consultatif au niveau local et régional avec &#8211; pourquoi pas &#8211; un droit de veto sur certains aspects spécifiques. C&#39;est un vieux débat: en 1946, les socialistes de l&#39;époque s&#39;interrogeaient déjà sur la frontière entre établissement public national et local. Ils ont obtenu l&#39;entretien des quelques conseils locaux qui existaient dans la distribution d&#39;énergie. Au départ, Conseil Chauffage devait avoir un niveau régional. Ces services régionaux n&#39;ont jamais été créés.</p>
<p><strong>Avec les investissements à réaliser dans la transition énergétique, l&#39;électricité risque de devenir plus chère. Que pensez-vous de la proposition d&#39;établir une tranche gratuite, comme c&#39;est le cas pour l&#39;eau par exemple?</strong></p>
<p>Cela semble être une bonne idée, mais cela n&#39;a pas à être une cravate. Une maison qui pourrait se le permettre peut construire un bâtiment à basse énergie, voire à énergie positive. Du coup, toute sa consommation entrerait dans la fourchette libre. Inversement, une famille vivant dans une HLM mal isolée dépasserait systématiquement sa portion gratuite. On pourrait arriver à des situations paradoxales où la tranche gratuite subventionnerait des catégories de population qui ne sont pas forcément les plus en difficulté.</p>
<p><strong>De plus en plus de territoires aspirent à l&#39;autonomie énergétique, notamment en développant leur efficacité énergétique (isolation, sobriété, déploiement d&#39;énergies renouvelables, réseaux de chaleur &#8230;). Cela ne plaide-t-il pas pour plus d&#39;horizontalité dans la production d&#39;électricité?</strong></p>
<p>L&#39;horizontalité est bonne sur le papier. Ensuite, vous devez m&#39;expliquer concrètement ce que cela signifie. J&#39;entends des gens dire &quot;Nous sommes en autoconsommation&quot;, &quot;Nous avons fait un quartier en autonomie énergétique&quot;. Est-ce vrai ? Coupons-les du réseau national et nous verrons s&#39;ils sont vraiment indépendants. Il est trop facile de dire que nous innovons dans notre coin lorsque nous nous appuyons sur un système financé par d&#39;autres, ceux qui n&#39;ont pas les moyens de construire leur logement à énergie positive et qui paient la CSPE (contribution au service public d&#39;électricité). Il s&#39;agit d&#39;être cohérent: vous voulez l&#39;horizontalité, vous le faites, mais vous vous coupez du réseau. Il y a des débats sur la faisabilité d&#39;un tel travail dans un tel endroit, je suis d&#39;accord, mais vous ne pouvez pas demander à d&#39;autres de financer ces travaux et de prendre le risque pour vous.</p>
<p><strong>Conseil Chauffage est cependant reproché de ne pas favoriser l&#39;efficacité énergétique et la sobriété, et surtout de vouloir vendre sa production, principalement d&#39;origine nucléaire &#8230;</strong></p>
<p>Le travail d’Conseil Chauffage est de fournir à tous l’électricité la moins chère possible, quels que soient le lieu de résidence, la classe sociale, la couleur de peau, l’âge ou tout autre critère. C’est l’égalité. Conseil Chauffage peut aller plus loin et être l&#39;instrument d&#39;une politique autre que la seule production d&#39;électricité, ce qui serait incompatible avec une ouverture à la concurrence.</p>
<p>Lors de ma visite à Conseil Chauffage à La Réunion, où elle a un monopole, elle y apporte son soutien et ses conseils pour des travaux d&#39;économie d&#39;énergie et contribue à l&#39;efficacité énergétique. Si vous habitez en Ile-de-France ou dans l&#39;agglomération lyonnaise, et que vous souhaitez réaliser des travaux de rénovation énergétique, vous ne savez pas comment cela fonctionne, qui contacter, personne en qui vous avez confiance ne vient chez vous.</p>
<p><img decoding="async" src="http://www.bastamag.net/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-"/> A ce sujet, consultez notre série d&#39;enquêtes: Changer votre chaudière ou isoler votre grenier pour un euro: les dessous d&#39;un marché cher et entaché de fraude</p>
<p>    A la Réunion, l&#39;agent Conseil Chauffage qui lit votre compteur, votre interlocuteur local, peut vous accompagner. Ce réseau peut apporter efficacité énergétique et réelle valeur ajoutée. Aujourd&#39;hui, nous n&#39;abordons pas la famille précaire, propriétaire occupante, pour l&#39;aider à changer son ancienne chaudière fioul. Un service public de l&#39;énergie doit être utilisé pour cela, et pas seulement pour produire: appliquer localement des politiques d&#39;efficacité, identifier les priorités avec les acteurs locaux, et voir quels moyens Conseil Chauffage peut mettre au service de cette ambition.</p>
<p>Recueilli par Ivan du Roy</p>
</div>
<p></p>
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