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Habitat indigne : soutien gênant pour la candidate LR à Marseille

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Habitat indigne : soutien gênant pour la candidate LR à Marseille

Des représentants de la CAF, des services de santé de la ville, des journalistes, des inspecteurs de police … Depuis quelques jours, de nombreux invités insolites défilent dans l'immeuble du 9, rue Mireille, au centre de Marseille. Ça a été un peu un combat depuis la publication lundi sur le site Marsactu, d'une enquête qui a dénoncé l'état catastrophique des résidences de cette petite copropriété privée, située dans un quartier plutôt aisé. Salles de couloir ne dépassant pas 9 mètres carrés, où le bac à douche est à côté de l'évier lui-même collé à la plaque de cuisson. De la moisissure partout, pas de chauffage ou de ventilation fixe, des fils électriques suspendus aux murs … Le tout loué entre 300 et 400 euros par mois.

L’article est jugé suffisamment alarmant pour déclencher l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Marseille pour "Conditions d'hébergement contraires à la dignité de la personne" ciblant tous les copropriétaires.

L'un d'eux révèle Marsactu, n'est pas inconnu: Jacques Ansquer, ancien président de la banque alimentaire des Bouches-du-Rhône, est l'un des partisans du candidat LR à la mairie de Marseille, Martine Vassal. Surtout, le président de la Métropole lui a confié, en mars, le pilotage du Citizens & # 39; Assises sur le logement. Cette initiative, qui a invité les citoyens à réfléchir à "Améliorer les conditions de vie", a été organisée quelques mois après la mort de huit personnes lors de l'effondrement de trois immeubles de la rue d'Aubagne.

Depuis mardi, Jacques Ansquer martèle qu'il est "Pas un marchand de sommeil", juste concéder une possible méconnaissance des règles de location. "Je me sens attaqué", soutient le septuagénaire.

Politiquement, l'affaire Ansquer pourrait causer des dégâts. Invitée à réagir à l'interrogatoire de son "monsieur habitat", Martine Vassal, la présidente LR de la métropole, qui cherche maintenant le maire de Marseille, a donné le coup de pied dans le coup: "Ce qui est certain, c'est que je n'ai personnellement rien à me reprocher."

A lire en entier sur Libé.fr


Stéphanie Harounyan

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Camille Peace