Coronavirus Covid-19 : les premiers effets du confinement sont visibles sur la qualité de l’air
Le trafic routier, par exemple, a été réduit de 80% dans la région et les premiers résultats ne se sont pas fait attendre: le dioxyde d'azote (NO2), polluant émis par le trafic routier, observe une diminution significative de ses concentrations. Le confinement oblige, les déplacements en voiture sont rares; c'est notamment le cas du fameux "travail à domicile", considéré comme l'habitude la plus polluante.
Si pour l'instant, seuls les effets liés à la réduction du trafic routier sont officiellement connus, d'autres analyses sont en cours pour évaluer précisément l'impact de la baisse des activités économiques, notamment dans l'industrie ou l'agriculture.
Bien que cette réduction soit sans aucun doute bénéfique pour l'empreinte carbone, il n'est pas encore possible de la quantifier.
Augmentation de la pollution due au chauffage domestique
Cependant, la copie n'est pas parfaite. Si la baisse des activités économiques, professionnelles ou routières est réelle, il y a un revers: la consommation polluante des ménages a augmenté.
Le directeur de l'observatoire Atmo Bourgogne-Franche-Comté, Francis Schweitzer, explique: «Puisque les gens sont confinés à leur domicile, la consommation de chauffage augmente. D'autant plus que cette semaine, nous retournons à une période plus froide. "
En revanche, si l'amélioration ponctuelle de la qualité de l'air peut être agréable, il est cependant difficile d'imaginer qu'elle se poursuivra sur le long terme. Les spécialistes s'accordent à dire que sa dégradation ne pourra guère reprendre son confinement. Conscient de ces défis, Francis Schweitzer espère toujours les voir comme une occasion de provoquer des réflexions. "Ce serait bien si cela donnait une certaine prise de conscience."
En cette période de confinement où tout le monde reste enfermé à la maison, il souhaite également alerter sur une autre forme de pollution. La qualité de l'air intérieur doit également être préservée. La pollution domestique peut provenir des meubles, des peintures, des sols, des modes de cuisson, de la ventilation ou encore du radon, ce gaz radioactif présent dans la région. "Il faut renouveler l'air en ouvrant les fenêtres trois ou quatre fois par jour", conseille le directeur d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté.